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On peut s’attendre à de belles joutes oratoires, aujourd’hui, devant la cour d’assises spéciale de Paris, autour du courrier versé au dossier, vendredi dernier, après 23 heures, par le président Hervé Stephan. C’est une lettre rédigée par Yvan Colonna et interceptée dans la cellule de Pierre Alessandri co-condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat du préfet Claude Erignac, le 6 février 1998, à Ajaccio, qui a mis le feu aux poudres, alors qu’une quatrième semaine de débats s’achevait avec les interminables dépositions des trois juges saisis de l’instruction.

Dans ce document de quatre pages, écrit en langue corse, et daté du 19 décembre 2010, qui a été tardivement communiqué par la police, le berger de Cargese met son ami d’enfance en demeure de témoigner en sa faveur sur un ton « menaçant ». Il lui reproche de l’avoir « sacrifié », et il poursuit en ces termes : « au procès, il faudra assumer ce que tu as été, une balance. Malgré tes promesses, tu n’as pas fait ce que tu devais faire, ce sera la guerre. Et la guerre, dehors, il y en aura pour tout le monde ».

source et suite de l’article : http://www.corsematin.com/article/justice/proces-colonna-des-debats-qui-sannoncent-tendus