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Une lettre en langue corse d’un Yvan Colonna menaçant, versée au dossier à la veille du week-end, a bouleversé lundi la reprise de son procès devant la cour d’assises spéciale de Paris, qui le juge pour la 3e fois pour l’assassinat du préfet Erignac en 1998. Première chose à faire: une traduction officielle, a déclaré le président, Hervé Stéphan, qui a demandé une suspension pour faire appel aux services d’un magistrat de Bastia, Martin Emmanuelli. La traduction sera disponible « peut-être en fin de journée, ou demain », a-t-il ensuite déclaré, avant de reprendre le programme de l’audience tel que prévu avant que cette lettre n’arrive sur son bureau, vendredi en fin de journée. Adressée à Pierre Alessandri, condamné à perpétuité en 2003 après avoir été reconnu coauteur de l’assassinat du préfet de Corse, cette lettre, datée de décembre 2010, est manifestement embarrassante pour la défense. Selon des informations de presse, Yvan Colonna, y demande à Alessandri, qu’il a considéré comme son « frère » mais n’est plus qu’une « balance », de crier « haut et fort » son innocence. Faute de quoi, il promet une « guerre, au procès et au dehors ».

Source et suite de l’article : http://www.la-croix.com