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Une fois encore, chez nous, des décisions de l’Etat semblent ne convenir à personne ou presque. Cela pourrait un jour définitivement lasser nos compatriotes hexagonaux. Après l’assassinat de maître Antoine Sollacaro, le gouvernement a anticipé l’annonce des actions contre le grand banditisme qu’escomptaient dévoiler le ministre de l’Intérieur Manuel Valls et la Garde des Sceaux Christiane Taubira dans quelques semaines.

Le Premier ministre a fait savoir que le combat contre le blanchiment d’argent serait au cœur des mesures devant être mise en œuvre (voir ci-contre). Cette priorité a été fortement suggérée au gouvernement par des responsables de la police, de la gendarmerie, de la justice et du trésor public, mais également par des acteurs insulaires. Les mêmes interlocuteurs ont aussi signalé les domaines d’activité devant faire l’objet d’une attention particulière et d’investigations poussées : l’immobilier et le sport, les marchés publics, les autorisations d’urbanisme et plus particulièrement celles impliquant un respect de la loi littoral, le trafic de drogue.

C’est donc moins à la chasse aux assassins qu’à celle des commanditaires et des bénéficiaires des carnages que devront se livrer les enquêteurs. Persuadés que la « loi du silence » qu’il vaudrait mieux d’ailleurs, par souci de la précision, appeler « loi de la peur » ou « loi du Milieu », ne permettra pas de juger et condamner ceux qui appuient sur les détentes, l’Etat paraît donc vouloir faire parler les livres de comptes et les trains de vie. Si l’on excepte Simon Renucci qui a cru y voir « un signe fort du gouvernement », cette orientation n’a pas reçu le soutien de la plupart des acteurs politiques insulaires.

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L’information Corse, Corsica Infurmazione

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