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Ce doit être cela l’odeur de la mitraille quand elle n’est pas tranchante, blessante, mortelle pour les corps. Ce doit être cela l’odeur de la poudre, du gaz, le fracas du plastic et de la chevrotine, cet instant suspendu qui suit l’attentat, qui suit l’agression et où l’on s’interroge sur le pourquoi des choses, plutôt que sur le comment. Ce moment donc, froid, glaçant, solitaire parfois où les dernières heures, les derniers jours, les dernières semaines défilent dans les esprits; où, s’agissant d’un acte dirigé contre des journalistes, contre ceux qui font le métier d’informer, reviennent à l’esprit, défilent les informations traitées. Cette violence qui, ici plus qu’ailleurs, abonde l’actualité. Les sujets sensibles abordés et, ici, ils ne manquent pas. Ce qui jusque dans nos écrits enfin – les mots peuvent blesser pareillement aux bombes -, pourrait donc justifier l’injustifiable… Et puis, au bout de la réflexion, de l’introspection même, rien. Sinon un sentiment de stupeur, et d’indignation qui, parce qu’il est unanimement partagé – ou presque! -, rejette la terreur des premières heures et pousse, dans un sursaut, à poursuivre.

Source et suite internet : http://www.corsematin.com/article/corse/a-tous-ceux-qui-signent-leurs-actes

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