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Le 5 octobre 2012 (www.unita-naziunale.org) [08h30] : Tout à chacun pensait que l’ « épisode ADN » Carlu Santoni était terminé depuis sa victoire en cassation (01/2012), pour refus de prise ADN (2009). Et bien non, une nouvelle demande de la part du Procureur de Bastia a été réitéré dans sa cellule  il y a quelques jours.

Nouveau Refus de Carlu Santoni, nouvelle épisode judiciaire ?

Carlu Santoni, qui purge une peine de 28 ans – depuis avril 1996 – pour le meurtre d’un policier du Raid avait été condamné à 15 jours de prison à Tarbes en 2009 pour avoir refusé un prélèvement ADN. Or, la loi Perben II prévoit que tout condamné pour ces faits doit voir ses réductions de peine annulées. « Après deux ans de combat, la cour d’appel a reconnu que les dispositions de la loi étaient contraires à la convention européenne des droits de l’homme », a souligné Me Mercinier Pantalacci, l’avocat de Charles Santoni. Ce jugement, qui intervient après une précédente condamnation suite au refus de prélèvement, devrait être la dernière que la cour d’appel de Pau devrait délivrer à l’encontre du détenu Santoni.

Lors de ces refus de prise ADN en 2009, Carlu Santoni a mis en balance ces 5 années de remise de peine, ainsi que tous ces privilèges

La cour de cassation a donné ce 25 janvier 2012 définitivement raison à Charles Santoni et à son avocat. Elle a en effet jugé contraire à la convention européenne des Droits de l’Homme, la loi qui faisait automatiquement perdre leur remise de peine aux condamnés ayant refusé de donner leur ADN. Une jurisprudence, qui au-delà du cas important de Charles Santoni, va bénéficier à tous les condamnés qui se trouvaient dans cette même situation. Alta Frequenza a donné la parole à Maître Emmanuel Mercinier Pantalacci, l’avocat de Charles Santoni.

Pendant tout cet épisode judiciaire, alors que Carlu Santoni était toujours loin de sa terre, et que sa famille a du subir les affres de cet éloignement, Carlu Santoni, comme d’autres militants avant lui, est restés « droits dans ses bottes ». Malgré les pressions pour le faire « craquer », malgré la privation de réduction de peine effective pendant un temps (novembre 2010 :  Conséquence de ce jugement, en vertu des dispositions prévues par la loi Perbern II, les remises de peine (entre 5 et 7 ans) auxquelles ils pouvaient avoir droit, ont été annulées), malgré les allez-retours pressant de policiers dans sa cellule pour lui faire un prélèvement ADN. Il a tenu bon, et finalement gagné son droit de « refuser ces prises ADN » en Cassation, ce qui judiciairement est une victoire sur le droit, mais aussi une victoire politique d’un prisonnier sur l’administration coloniale. Mais la répression coloniale n’a pas dit son dernier mot.

Vendetta contre Carlu Santoni ?

Carlu Santoni subit depuis son incarcération en avril 1996 des pressions qui ressemblent d’avantage à une « vendetta personnelle » qu’à l’application d’une condamnation. Carlu Santoni, qui a effectué la moitié de sa peine, subit les assauts répétés de la police-justice pour un fichage ADN. Comme il refusait de donner volontairement son adn, la police-justice l’avait condamné lors d’un procès à 15 jour de prison, décision de justice dont Charles Santoni avait  fait appel. Il a un temps perdu toutes ses réductions de peine. Alors qu’il était libérable en 2018.

Le rapprochement familial de Carlu Santoni a mis des années.  Il avait fait des demandes de rapprochement familial pour Borgu mais le refus du RAID, pardon de l’administration coloniale a joué en sa défaveur.  Il faut savoir que l’Etat soutien ses hommes et la vengeance fait parti intégrante du code de procédure pénale. Il y a d’abord la lourde condamnation (sans preuve), puis l’éloignement, et enfin le non rapprochement pour des raisons « d »Etat », sans compter les amendes civiles. Charles subit ni plus ni moins qu’une vengeance d’Etat, celle de la punition, pour lui et sa famille.

On se souvient notamment qu’en 2004, il est resté 9 mois à l’isolement pour une prétendue tentative d’évasion de la Centrale de Moulin. L’isolement est une forme de torture blanche ou le détenu est enfermé en cellule 22 heures sur 24 heures avec seulement 2 heures de promenade dans une petite cours grillagée hautement surveillée. Il est clair que, même si la presse ne peut pas toujours s’en faire l’écho, nos patriotes continuent de subir une répression silencieuse intra muros. L’Etat Colonial n’a qu’un seul but « casser du patriote, quelque soit  les moyens choisis ». Un processus politique est aujourd’hui et plus que jamais nécessaire.


Rapprochement au compte goute après plus de 14 ans de lutte

Carlu Santoni est le premier prisonnier politique corse écroué sur le continent à avoir bénéficié d’un transfert vers Borgo en mars 2011, après les engagements du garde des sceaux en faveur des « détenus insulaires » en 2011. ( Après plus de dix ans de combats dans la rue, de mobilisations musclées, de prises de positions politiques et surtout après la marche historique de l’Associu Sulidarità sur Toulon en janvier 2011). Le garde des Sceaux avait aussi annoncé aux élus que trois des membres du commando Erignac seraient transférés à Borgo au printemps. A ce jours il n’en est rien, sans parler du retour des prisonniers politiques condamnés en Juillet 2012 dans le procès de « l’orée du bois ». Yvan Colonna quant à lui a été rapproché à … Toulon.

L’agitation au sein de la prison de Borgu, de tous les détenus, contre l’administration pénitentiaire en place, dont un Directeur et quelques « matons » un peu trop « kapos » , laissent à penser que le but recherché est de créer suffisamment d’instabilité au sein de la Prison, pour refuser tous les autres rapprochements de prisonniers politiques dont ceux du procès Erignac qui ont été condamné à des très longues peines.

Le retour en terre de corse des patriotes incarcérés en France empêchent surement certains de dormir, et les obligent à sortir du bois, en tentant de faire exploser une situation qui mettrait un terme définitif à un droit, celui du rapprochement familial.

C’est sans compter la mobilisation du mouvement national, de ses élus, et de ses militants sur le terrain. L’Associu Sulidarità a tenue une conférence de presse aux abords de la Prison de Borgu afin de dénoncer la situation délétère engendré par son Directeur et ses quelques matons… Elle a aussi rencontré le Président de l’Assemblée de Corse pour évoquer le non rapprochement et les problèmes de la prison de Borgu. L’Associu Sulidarità a pendant des années multipliés les actions coups de poing, dont le blocage de la Corse et une marche sur Toulon, sans parler les mobilisations…

Malgré cela, une nouvelle demande de prise ADN a été formulée…

Qu’ils soient en prison en France ou en Corse, les prisonniers politiques sont en prison. La libération des prisonniers politiques pourra se faire dans le cadre d’un processus politique, processus dont les prémices ont été proposés à Corti aux Ghjurnate Internaziunale en Aout.

Azezzu Annerbatu pour Unità Naziunale

avec la presse (Alta Frequenza, Corse Matin, 24ore liens et articles présents dans le dossier Santoni de ce site)

Rappel :

#Corse – Quand le dossier « ADN – Carlu Santoni » intéressait pas grand monde

Voici le texte de la mère de Carlu Santoni, Maria, écrite à l’attention du peuple corse.


 

DOSSIER CARLU SANTONI

 

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