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Le vendredi 14 septembre 2012 [www.unita-naziunale.org] (19h30) : Lettre de Frederik Txistor Haranburu (prisonnier politique basque) – 9 septembre 2012 –  » Dans ma cage de béton, ce midi, j’ai suivi à travers la boite à mensonges les régates de la Concha de Donostia. Il ne fait aucun doute que c’est l’un des évènements sportifs majeurs dans notre Euskal Herria adoratxua.

La journée est magnifique, la fête est belle, la foule inondée d’Ikurriñak est joyeuse. J’ai donc suivi tout ça avec beaucoup de passion car j’adore les courses de traînières et les régates de Donostia offrent par la beauté du site un moment sportif culturel et festif grandiose.

A part qu’aujourd’hui, même si j’avais les yeux éblouis par les images, mon esprit n’était pas à la fête. Sur les eaux de la Concha, je voyais se refléter l’image de Iosu agonisant sur son lit d’hôpital-prison à quelques pas de là.Ça m’a produit un effet atroce, comme si mon corps était devenu subitement le sien. J’étais cloué sur mon lit, le torse moite et serré, le cœur battant d’indignation, j’étais incapable de réagir.

Si au moins nous pouvions nous cotiser pour lui offrir chacun un bout de notre vie et ainsi rallonger la sienne d’autant sans souffrance, afin qu’il la partage libre avec ses proches les plus chers !

Cette forte émotion maîtrisée, je suis maintenant très en colère et je me permets ce coup de gueule que j’adresse à tous, surtout à ceux qui ne veulent pas voir et entendre le cri sourd de l’injustice.

Pourquoi personne n’ose dénoncer la vérité ? La vraie ! En fait, en n’appliquant rien que l’article 92 de la loi en vigueur en Espagne, Iosu aurait dû être libéré depuis pas mal de temps. Pourquoi alors permettons-nous un tel acharnement sans trop bouger ? Où sont passés les soi-disant non-violents donneurs de leçons à outrance ? Sont-ils véritablement non-violents ou simplement de lâches hypocrites ? Kauen txooos !!!!

Tous les responsables du GAL dont les noms suivent : Galindo , général de la Guardia Civil, Vera, secrétaire d’état à la sécurité, Elorriaga, gouverneur civil de Gipuzcoa, Barrionuevo, ministre de l’intérieur, sans passer sous silence les chefs de la Guardia Civil et de la Police Nationale espagnole, Amedo, Dominguez, Planchuelo, Dorado, Damborenea, Vaquero, Alvarez, Sancristobal, etcetera… tous après quelques mois de prison dorée ont été libérés pour cause de maladie alors qu’aucun ne souffrait de maladies incurables, ni n’était en phase terminale comme notre digne et grandiose Iosu (sans évidemment oublier les treize autres camarades) ? Qui dénonce tout cela ? Sommes-nous vraiment en Europe ?

Je me permets d’ajouter que dans l’état français les GAL sont l’organisation terroriste qui a fait le plus de morts. Combien reste-t-il à ce jour de « Galeux » dans les geôles françaises ? « 

Frederik Txistor Haranburu
Centre Pénitentiaire de Lannemezan.

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