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Pour le président de l’Assemblée de Corse les enjeux sociaux priment sur le débat institutionnel. Padduc, transports, énergie, co-officialité de la langue corse, violence constituent ainsi ses dossiers de rentrée prioritaires. Cependant, le leader du Front de gauche appelle à signer la pétition rejetant la ratification du traité européen et réclame un référendum.

Corsica : Trois députés sur 4 sont de droite. La majorité régionale, dite « relative », en est-elle pour autant fragilisée dans la perspective de 2015 ?

Dominique Bucchini : Bien que « relative », cette majorité a su initier une nouvelle politique, en privilégiant la concertation avec les principaux acteurs et responsables de la société et de la vie publique en Corse, du monde économique, des associations, des syndicats… Et, jusqu’à présent, les principaux projets que nous avons présentés ont reçu l’adhésion de l’Assemblée. Nous devons, bien sûr, dialoguer avec les différents groupes politiques que nous souhaitons non seulement convaincre mais aussi, dans la mesure du possible, associer à la définition des principales options qui engageront la Corse pour ces vingt prochaines années. Quant à la perspective de 2015, elle ne doit pas nous obséder : c’est en menant une politique tournée vers la justice sociale et répondant aux besoins des Corses que nous renforcerons l’audience de la majorité.

 Corsica : Evolution institutionnelle, statut d’autonomie, commission « Chaubon »… Quelles sont réellement les intentions de votre majorité sur ces points ?

La majorité régionale est « plurielle » et plusieurs sensibilités s’y expriment, en particulier sur ce sujet. Pour celle à laquelle j’appartiens, les changements institutionnels ne constituent pas la priorité absolue.

Suite et source de l’interview

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