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Les cent jours de François Hollande depuis son élection à la tête de l’État n’ont certes pas la densité des Cent-Jours de Napoléon à son retour de l’Ile d’Elbe. Ah ! c’est certain : les cent jours de François Hollande, depuis son élection à la tête de l’État, n’ont pas la densité des Cent-Jours de Napoléon à son retour de l’Ile d’Elbe.

Dans ce laps de temps, le premier avait chassé la monarchie et était parti à la reconquête de l’Europe tout entière. Le second a à son actif une réduction de quatre à six centimes du prix du litre d’essence. On ne peut vraiment pas confondre les ambitions. Mais, il est vrai que la chancelière Angela Merkel est plus difficile à amadouer que le maréchal Ney.

Quant à la Corse et son destin, il n’en a jamais été question sous la présidence socialiste. Ce n’est pas nouveau : l’île avait été au centre du discours d’investiture de Lionel Jospin en 1997. Cinq ans plus tard, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, à peine nommé, lui concédait un paragraphe. Plus un mot, en revanche, quand Dominique de Villepin se prêta, à la tribune de l’Assemblée nationale, au même exercice.

François Fillon n’eut pour elle qu’un silence pesant, ne se souvenant de son existence que pour déclarer, lors d’une halte récréative à Calvi, qu’il était en charge d’un « État en faillite ». Au moins, on savait à quoi s’en tenir dans une région où l’on a pris l’habitude de ne vivre que de l’assistance d’un argent public. Quand on ne produit pas grand-chose, il est normal de limiter ses prétentions.

Suite et source de l’Edito de Corsica

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