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C’est par quatre voix contre une que les cinq magistrats qui composent la première chambre pénale de l’Audiencia nacional, la plus haute juridiction pénale espagnole, ont décidé hier soir de confirmer la libération de Iosu Uribetxebarria prisonnier politique basque.

Les juges madrilènes ont donc été contre l’avis du parquet à l’origine du recours examiné hier.

Il faut dire que l’état de santé du prisonnier basque qui souffre d’un cancer en phase terminale s’est considérablement aggravé depuis la moitié de la semaine dernière selon le mouvement de soutien aux prisonniers basques Herrira mais aussi selon des sources médicales de l’hôpital de Donostia où Uribetxebarria est actuellement soigné.

La médecin légiste désignée par le procureur général avait-elle estimé dans un premier rapport que l’état d’Uribetxebarria n’était pas incompatible avec un régime de détention assouplie et qu’il n’était pas en phase “terminale”.

Dans un second rapport remis hier elle a estimé que la très nette dégradation de l’état de santé du prisonnier était due à son traitement chimiothérapique dont les effets seraient provisoires. Pour elle le prisonnier devrait récupérer assez vite et ses jours ne seraient pas en danger. Ces rapports ont été utilisés par le parquet pour demander le maintien en détention de Uribetxebarria.

Malgré cela, les magistrats, qui avaient deux rapports médicaux contradictoires entre les mains, n’ont donc pas suivi le parquet.

Pourtant sur les cinq magistrats présents trois sont considérés comme “conservateurs” dont le propre président de l’audiancia Nacional, Fernando Grande-Marlaska, peu suspect de sympathie envers les militants basques. Parmi eux un seul juge, Nicolas Poveda a voté contre.

L’annonce de la libération d’Iosu Uribetxebarria avait servi de prétexte à un affrontement entre les tendances les plus droitières du Parti Populaire et le premier ministre espagnol et leader de ce parti Mariano Rajoy.

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