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L’embuscade tendue sur la route sinueuse du Niolu n’a laissé aucune chance à Sébastien Mattei, Jean-Pierre Colombani et Jean Gandolfi. Le rapprochement avec l’assassinat de Maurice Costa est inévitable.

Le triple assassinat de Castirla porte à treize le nombre d’homicides et neuf, les tentatives depuis le 1er janvier. En 2011, on avait dénombré vingt-deux meurtres et seize tentatives. Mais l’escalade de violence vient d’atteindre un nouveau seuil. La chronique judiciaire doit faire un saut jusqu’au 16 septembre 1998 pour trouver des faits similaires. Ce jour-là, à Ponte-Leccia trois individus originaires de la communauté des gens du voyage étaient abattus. Un homme était lourdement condamné en 2005. La concordance s’arrête là : ces faits n’étaient pas en relation avec le grand banditisme. Ce règlement de comptes l’est, puisque les trois victimes étaient « connues de la justice ». Si les investigations débutent à peine, une hypothèse semble dresser la feuille de route de la direction régionale de la police judiciaire.

L’ombre de la Brise de mer

Selon des enquêteurs, ces événements sont vraisemblablement inscrits dans une « vendetta » qui a déjà touché deux factions depuis plus d’une décennie, les Mattei et les Costa. « Ces faits pourraient être les représailles de l’assassinat de Maurice Costa qui lui-même était une riposte à des homicides antérieurs », commente-t-on près du dossier sans s’appuyer sur des éléments objectifs. La juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille, qui est en charge de ces affaires et qui devrait se saisir très prochainement de la dernière fusillade, est dans l’incapacité de leur donner une suite.

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