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Le cheveu un peu plus cendré au fil des ans, mais l’accent de Cargèse toujours aussi pointu, revoilà Pierre Alessandri …

, l’ex-ami d’Yvan Colonna, celui qui a été condamné à perpétuité pour avoir tué le préfet Érignac. Il assume le geste, mais l’accusation croit plutôt sa première version : il était en soutien d’un tireur qui serait Colonna.

Il est attendu à plus d’un titre, et il le sait : c’est maintenant lui que désigne Colonna pour l’avoir approché, au nom du groupe des anonymes. Lui qui aurait essuyé le refus du berger.

Colonna « touché »

« Oui, c’est vrai. C’est un élément qui a parasité les débats, c’est bien que ça sorte enfin. » Très juste, ça.

D’ailleurs, pourquoi ne pas l’avoir dit avant ? « Oh, c’est lié à la cavale d’Yvan. C’était à lui de faire le premier pas, même si c’est nous qui sommes en tort, hein. S’il s’était rendu au bout d’une semaine, on l’aurait sans doute dit au bout d’une semaine. » C’est ainsi : on ne comprend pas toujours parfaitement ce que veut dire Pierre Alessandri.

La suite de l’article sur :

http://www.lavoixdunord.fr/France_Monde/actualite/Secteur_France_Monde/2011/05/27/article_apres-la-rumeur-la-rancune-mais-toujours.shtml

Colonna : bienvenue sur Omerta TV

Yvan Colonna est à nouveau devant les juges : son troisième procès se tient actuellement à Paris.

Celui que Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l’Intérieur, a désigné péremptoirement comme l’assassin du préfet Erignac, piétinant allègrement la présomption d’innocence, continue à clamer son innocence, comme il l’a toujours fait.

Ce troisième procès – dont je vous recommande le live-tweet réalisé par la journaliste de l’Obs Anne-Sophie Hojlo – est le théâtre de rebondissements spectaculaires. Pour la première fois, l’accusé et un membre avéré et condamné du commando ayant exécuté le préfet, ont apporté une explication à l’un des points restés les plus mystérieux de l’affaire : pourquoi avoir désigné Colonna comme membre du groupe et a fortiori comme le tireur, s’il n’était pas sur les lieux comme ses accusateurs l’ont affirmé dans un second temps ?

 

La réponse est corsissime : tout est affaire de rancœurs et de fierté. Yvan Colonna a été approché et a refusé de faire partie du groupe. Ses amis lui en ont voulu, au point de le désigner comme le meurtrier. Colonna, plaçant le sens de l’honneur au-dessus de tout, n’a pas « balancé ». Deux autres membres du commando seraient toujours dans la nature, jamais identifiés par les enquêteurs.

lire la suite sur http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1537;colonna-bienvenue-sur-omerta-tv.html

Procès Colonna: l’ami Alessandri

Pierre Alessandri, qui s’est accusé de l’assassinat du préfet Erignac, a livré une version inédite: Yvan Colonna aurait dû faire partie du commando mais n’y a pas participé. C’est son refus qui aurait nourri la «rancune» des conjurés.

Pierre Alessandri est véritablement un ami d’Yvan Colonna. La meilleure preuve en est que, comme tous les vrais amis et contrairement aux autres membres condamnés du commando venus déposer depuis mardi, il est le seul à se permettre de lui dire en face ses vérités.

Jeudi, pendant plus de cinq heures, l’homme âgé de 53 ans, condamné depuis 2003 à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat du préfet Erignac, a parlé, expliquant longuement les coulisses de ce crime et livrant pour la première fois en treize ans une version détaillée des dits et des non-dits de cette affaire. Cinq heures durant lesquelles il a alternativement revêtu, face à son ami Yvan, la robe de l’avocat de la défense et celle du procureur.

Debout à la barre, le corps musclé mais le visage vieilli de ceux qui sont en prison où les années comptent double, Pierre Alessandri ne vient pas en terra incognita devant la cour d’assises spéciale de Paris.

Mardi, Yvan Colonna a fait seul un premier pas en confiant que son ami Pierre avait tenté de le «recruter» pour faire partie du groupe des Anonymes. Il avait refusé, a-t-il expliqué sans donner guère plus détails, précisant simplement que l’approche avait eu lieu «après» l’attaque de la gendarmerie de Pietrosella, soit après septembre 1997.

http://www.slate.fr/story/38729/colonna-alessandri-scenario-assassinat-erignac

 

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