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Le PSOE, le parti socialiste espagnol, a enregistré une défaite historique, une gifle, dont il aura beaucoup de mal à se remettre, sans que pour autant le PP, le parti populaire de la droite ibérique, qui a largement remporté les élections municipales et régionales partielles, puisse s’en attribuer le mérite.

La crise qui frappe durement  l’Espagne après l’explosion de la bulle immobilière atteint en priorité les jeunes dont près de 40% sont sans emploi, pendant que la précarité atteint une frange de plus en plus importante de ménages de la péninsule ibérique, le Portugal n’étant pas mieux loti.

Depuis plus d’une semaine les jeunes espagnols occupent la Puerta del Sol, la grande place madrilène, pour protester contre la purge sévère que le gouvernement socialiste a cru devoir infliger à la population sous la pression des banques et de la finance mondialisée.

Pour la plupart ils n’ont pas voté, ou ils ont voté pour des formations locales nationalistes, comme au pays basque, ou autonomistes. Ils rejettent “Le Système” représenté par les partis de gouvernement, à commencer par celui qui gouverne aujourd’hui l’Espagne, dont ils n’attendent rien.

Les politiques ont renoncé à agir, et ont baissé les bras devant les banquiers, et les voilà qui s’étonnent que leurs concitoyens se détournent des urnes ou se jettent dans les bras des extrêmes.

Se peut il que les peuples d’Europe, à l’instar des peuples arabes du Maghreb, commencent à réaliser que ce n’est pas en se soumettant plus longtemps à un système qui a fait faillite et qui envoie nos pays dans le mur qu’ils s’en sortiront ?

Quelques signes le donnent à espérer, même si l’écrasante domination des forces dévouées à la mondialisation libérale dans un débat public déserté par une partie de ceux qui, à gauche devraient relever le défi, en étouffe l’émergence.

A un an de la présidentielle, au PS, seul Arnaud MONTEBOURG a pris la mesure de la situation, et propose un autre chemin, certes ardu, mais de nature à permettre d’entrevoir un autre avenir que celui d’être réduit en esclavage par la finance mondialisée.

Comme à l’époque du référendum sur le traité constitutionnel européen, ou les tenants du NON, dont il était, étaient ignorés par les médias acquis à la pensée dominante, il a du mal à se faire entendre…Même si le rappel de ce vote devrait en faire réfléchir quelques uns.

Source de l’article : http://vincent.carlotti.org/2011-05-24/la-lecon-espagnole/

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