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Un vrai débat bilingue, la gauche et la droite applaudies par les militants indépendantistes, et une volonté de se rapprocher « sur l’essentiel ». Ces « Ghjurnate 2012 » méritent d’être qualifiées d’historiques. Sous le chapiteau et aux abords, le décor n’a pas changé. Le ribellu armé est toujours affiché, des tee-shirts arborant le drapeau tricolore barré aux côtés du mot fora sont toujours vendus. Laurent Marcangeli ne recule pas pour autant à son arrivée, peu après 17 heures, sur le campus universitaire Grimaldi qui accueille, le temps d’un week-end les Journées internationales. « Je n’ai pas pour habitude de reculer. Je vais à la rencontre des personnes qui ne pensent pas comme moi de manière tranquille. J’ai grandi en Corse, j’ai fait mes études à Corte. Ces images je les connais depuis toujours. Je ne les partage pas mais je préfère essayer de convaincre et de comprendre ce qui pousse à avoir de telles revendications. Je ne suis pas là pour donner des leçons, mais pour écouter et me faire entendre ».À l’évidence, le jeune député de la Corse-du-sud donne le ton. Il sera suivi par d’autres invités politiques exceptionnels. Pierre Ghionga arrive à son tour, il échange quelques mots avec François Sargentinini sur le déroulement du débat. Les deux hommes s’expriment in lingua nustrale.Un peu plus tard, Jean-Guy Talamoni donnera du « notre ministre de la langue »à l’intention du conseiller exécutif. La tribune, justement, celle où le FLNC revendiquait un assassinat il y a vingt ans. Elle est cette fois multicolore*, dans un contexte bien plus apaisé. Les représentants des tendances politiques autrefois ennemies, aujourd’hui partenaires à défaut d’être vraiment amies, s’y installent sans crispation. Seule, la chaleur est éprouvante. Les échanges eux, sont chaleureux. La volonté de mettre la forme au service du fond est manifeste. Pierre Ghionga ne s’exprimera qu’en corse, tout comme Jean-Martin Mondoloni au cours d’un débat bilingue au sens premier du terme, et ce très naturellement. La violence aux abonnés absent Les applaudissements sont plus nourris au moment où Jean-Guy Talamoni présente Petr’Anto Tomasi, jeune membre de l’exécutif de Corsica Libera. Mais les invités du jour sont applaudis eux aussi, y compris lorsqu’ils désignent la ligne jaune qu’ils ne veulent pas dépasser. « Pas d’issue en dehors de la République, pas d’issue sans arrêt de la violence… sous toutes ses formes ».La précision de Pierre Chaubon avait sans doute son importance. Il s’agira de la seule allusion

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