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Une femme de 48 ans a été retrouvée morte dimanche dans le squat de l’avenue de la Grande-Armée. À première vue, elle n’aurait pas subi de violence. Et son décès présente les apparences d’une « mort naturelle ».

Le parquet d’Ajaccio a néanmoins ouvert une enquête en recherche des causes de la mort et une autopsie sera pratiquée dans les jours qui viennent. Car le décès sans témoin d’une personne de moins de 50 ans (quand bien même elle vivait dans une précarité absolue) mérite que les autorités tentent de savoir ce qui s’est passé.

Sur la victime on ne sait rien ou presque. Elle était originaire du Continent. On sait qu’elle avait eu une famille qui, de source proche de l’enquête, « ne souhaite pas que l’on divulgue son identité ».

Dans quelques jours l’expertise médico-légale permettra certainement de déterminer les causes du décès. Mais une chose est certaine. La pauvreté est une maladie.

Et ceux qui la vivent ont une espérance de vie bien plus courte que la moyenne de la population.

Deux morts en trois jours

Ce qui interpelle aussi les services de la justice c’est la proximité dans le temps de ces deux décès. Jeudi, un homme de 52 ans, résidant lui aussi au squat de l’avenue de la Grande-Armée avait été retrouvé mort dans un bosquet tout proche.

De manière plus lointaine un ressortissant d’un pays de l’Est avait péri au cours de l’été 2008. Les associations qui viennent en aide aux populations sans domicile fixe n’arrêtent pas de le répéter. L’été est une saison bien plus dangereuse que l’hiver (hors période de grand froid). En période hivernale, les sans-abri peuvent se réfugier dans les abris de nuit. Des personnes les côtoient, interviennent lorsqu’elles pensent qu’elles ont un problème médical. L’été les plus démunis se retrouvent « dans la nature ».

Un problème que l’on déplace

Depuis une dizaine d’années à Ajaccio on a évacué le squat de l’ancienne usine Alban, puis celui de la plage du Ricanto et enfin celui de l’ancien collège du Finosello. Chaque fois ces évacuations se sont déroulées dans le calme mais aussi dans la détresse.

Et les sans-abri se sont remis en quête d’un toit abandonné pour se recréer un chez eux.

En somme, on n’a fait que déplacer le problème. D’une ruine à l’autre.

Les solutions pérennes n’ont toujours pas été trouvées. Et on continue de mourir de pauvreté à deux pas des plages d’un des pays les plus riches du monde…

http://www.corsematin.com/article/ajaccio/une-femme-de-48-ans-perit-dans-un-squat-du-centre-dajaccio.712485.html

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