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La réunion du comité de suivi des commémorations de la tragédie de Furiani devait durer une heure. Elle a frôlé les trois heures. Trois heures de discussions « parfois passionnées », admettait à la sortie Jacques Vendroux, directeur des sports de Radio France, qui présidait la séance.

 « Mais l’important, c’est qu’on parle. Qu’on avance. Le point essentiel, c’est qu’on n’oublie pas le 5 mai, avec ou sans match. Qu’on s’appuie sur ce qu’il s’est passé pour que ça ne se reproduise plus jamais. »

Réticences de la Ligue

Sur le fond, les parties n’ont de toute façon pas de divergences majeures. Sur la forme en revanche, les violons sont loin d’être accordés. « Ça coince sur l’essentiel,regrettait Didier Grassi, porte-parole de l’association des victimes. Nous demandons au nom de l’ensemble des victimes qu’il n’y ait plus de match de football le 5 mai, sur le modèle de ce qui a été décidé cette année par les autorités du football, parce que ça nous semble être le bon exemple.

La LFP a proposé qu’il n’y ait pas de match le 5, mais uniquement au niveau du football corse. Cela, nous le refusons parce que Furiani est une catastrophe nationale et pas une catastrophe qui ne concernerait que la Corse. A vrai dire, nous avons été un peu choqués par cette proposition. »

 Les réticences de la Ligue de Football Professionnel sont en grande partie liées à l’organisation des championnats professionnels, ainsi qu’aux impératifs des diffuseurs qui achètent pour plusieurs centaines de millions d’euros les droits de retransmission des rencontres de Ligue 1 et de Ligue 2.

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DOSSIER FURIANI 92

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