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Figure de l’Armée république irlandaise (IRA) et du Sinn Féin, Martin McGuinness, mort dans la nuit de lundi à mardi à l’âge de 66 ans, a incarné l’image de la guerre puis de la paix en Irlande du Nord.

L’ancien paramilitaire, qui a fait de la prison pour avoir transporté des explosifs, s’était mué en homme politique promoteur du processus de paix, un parcours qui lui attire respect, mais aussi haine.

“I measc laochra na nGael go raibh a anam dílis.”

Né le 2 mai 1950, James Martin Pacelli McGuinness a grandi dans le quartier catholique déshérité du Bogside, à Derry. Deuxième enfant d’une famille de sept, il quitte l’école à 15 ans. Le refus d’un mécanicien du coin de le prendre comme apprenti, parce qu’il est catholique, forgera sa conscience politique. À 16 ans, il devient commis-boucher.

Dès 1968, il rejoint le mouvement catholique des Droits civiques, puis deux ans plus tard le parti Sinn Féin. Pendant ces années, il est perpétuellement paré de son béret de «guérillero» à la Che Guevara.

Il intègre l’IRA, au sein de laquelle il occupe vite un poste à responsabilité.

McGuinness reconnaîtra en 2001 – brisant le code d’honneur qui impose le secret à ses membres – avoir été le numéro deux de l’IRA à Derry pendant les événements du «Bloody sunday», lorsque 13 républicains ont été tués par l’armée britannique, le 30 janvier 1972.

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#corse « Si n’hè andatu Martin McGuinness, an I.R.A. Leader Turned Peacemakers » « Agur eta ohore »