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Pour la journaliste britannique Lucy Wadham, la majesté “surnaturelle” de la Corse ne peut que susciter des réactions passionnées. Et en premier lieu la sienne. Il est important, lorsqu’on se rend en Corse pour la première fois, de le faire après que les “continentaux” – comme les habitants de l’île appellent les Français du continent – sont rentrés chez eux.

Vers la fin du mois d’août, vous y découvrirez, hormis l’avantage évident des plages désertées et des routes dégagées, une nette amélioration du climat général.

Au fur et à mesure que faiblira le courant d’antipathie mutuelle opposant ces deux sensibilités radicalement différentes, les serveurs deviendront plus souriants et prendront davantage de temps pour plaisanter avec vous, et les propriétaires des chambres d’hôte se détendront et vous raconteront des histoires sur le folklore de leur île adorée. Vous trouverez de la confiture de figues maison sur la table du petit déjeuner et le soir on vous offrira des digestifs pour faire passer le dîner.Les Français essaient d’aimer la Corse mais peu y parviennent.

Ils l’appellent l’île de Beauté pour dissimuler leur malaise face à ce lieu d’insurrection, de troubles et de superstitions. Ils acquièrent une connaissance superficielle de ce département arriéré de leur République en visitant sa spectaculaire côte occidentale en yacht privé ou affrété pour l’occasion ou en louant, voire en achetant des appartements dans des domaines surveillés par des gardiens armés et magnanimement cédés par des maires corrompus et des groupes nationalistes payés pour fermer les yeux.Mon premier voyage en Corse était un cadeau d’anniversaire de mon mari, parisien.

C’était en octobre 1995 et nous avons pris l’avion jusqu’à Ajaccio pour le week-end. De là, nous avons loué une voiture et longé la côte pendant dix minutes pour nous rendre à l’hôtel Le Maquis, dans la baie de Porticcio. L’hôtel disposait d’une jolie plage privée et d’une piscine dont le fond était orné d’un grand motif de fusil en mosaïque. Tous les serveurs ressemblaient à des videurs de discothèque, et la propriétaire était une vieille femme irascible qui dirigeait le personnel d’une main de fer.

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