X

Yves Manunta, un ancien nationaliste et dirigeant d’entreprise corse, déjà victime de deux précédentes tentatives d’assassinat, est mort lundi 9 juillet à l’hôpital d’Ajaccio après avoir essuyé plusieurs coups de feu dans le centre-ville d’Ajaccio, a-t-on appris de source judiciaire.

Agé de 50 ans, Yves Manunta venait de s’arrêter en scooter et d’enlever son casque quand ses agresseurs sont arrivés en voiture et ont tiré une dizaine de coups de feu sur lui, selon des témoignages recueillis sur place par un correspondant de l’AFP. Les secours lui ont prodigué un massage cardiaque, avant de le transporter à l’hôpital, où il est mort. Non loin des lieux, les agresseurs ont brûlé la voiture avec laquelle ils avaient commis leur forfait. Un homme présentant des brûlures et soupçonné d’avoir participé aux faits, a été hospitalisé et devait être placé en garde à vue dès que son état de santé le permettrait, a précisé une source judiciaire.

En novembre 2011, alors qu’il circulait en voiture en famille, Yves Manunta avait déjà été victime d’une fusillade, blessé aux chevilles, tandis que sa femme était atteinte à une épaule et à une hanche, et sa fille de dix ans à un bras. La Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille, déjà chargée de l’enquête sur la tentative d’assassinat en novembre, a été saisie de cette affaire, a indiqué le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest.

Ancien militant de l’Alliance nationale corse (ANC), Yves Manunta avait déjà été pris pour cible par des militants de la Cuncolta en 1996 – dans le cadre des sanglants affrontements qui ont opposé les mouvements nationalistes corses durant la décennie -, réchappant de justesse à la fusillade grâce notamment à un gilet pare-balles qu’il portait. Par la suite, dans les années 2000, Yves Manunta avait fondé une société de sécurité, la SMS, en compagnie d’Antoine Nivaggioni, abattu en octobre 2010 à Ajaccio.

Les deux hommes étaient entrés en conflit en 2004 et avaient rompu leurs relations en 2005, Yves Manunta créant une société concurrente. Mis en examen dans l’affaire de la SMS, soupçonnée de fraude aux marchés publics, il avait été relaxé en mars 2011 par le tribunal correctionnel de Marseille.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/07/10/un-ex-nationaliste-corse-tue-a-ajaccio_1731449_3224.html

Vous aimez cet article ? Faîtes-en profiter vos amis !
Faites passer l’information autours de vous en cliquant sur :

à suivre sur  l'application android Unità Naziunale ou bien sur ce lien mobile (Apple, tablettes...)