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« Miracle à l’Assemblée de Corse »

C’est celui que nous a prédit le président lui-même : « les tensions sur le littoral alimentent une escalade dangereuse dont on ne pourra sortir que par le chemin de la légalité. Cette légalité, il nous appartiendra d’y contribuer dans le cadre du Padduc .

C’est la seule voie démocratique pour réduire un problème de cette ampleur mais aussi pour sortir de l’engrenage mortifère de la violence ». Comme jusqu’à ce jour ceux qui se sont trouvés « dans cet engrenage mortifère » n’en sont sortis que les pieds devant, le miracle est bien de se décider à prendre des positions « politiques » pour un problème qui l’est tout autant et réclame par définition un règlement politique. Dans le cadre du Padduc ou pas, ce qui compte en définitive c’est la largeur du cadre… On peut donc siéger depuis plus de trente ans à l’Assemblée de Corse et vouloir enfin faire de la politique.

« Commenter les commentaires : Corse matin refait le match »

Les aficionados de football sont souvent agacés par la longueur et l’inanité de certains commentaires sportifs qui font souvent de l’après match un grand moment de comique involontaire pour le téléspectateur .

De même en politique:les lecteurs de Corse matin du vendredi 6 juillet ont pu lire le commentaire de Paul Ortoli à propos d’un entretien accordé par le FLNC au mensuel Corsica paru la veille dans les kiosques. Le politologue de notre quotidien unique doit penser que personne ne sait lire, c’est pourquoi il s’est efforcé de livrer sa lecture critique d’un événement qui n’en était plus un , puisque publié la veille chez un concurrent .

Résumons la pensée de notre exégète : ces clandestins -là constituent un groupe d’action gauchiste, qui emploient toujours la même rhétorique,qui n’aiment que les associations de défense de l’environnement, qui prennent à partie(sic!) l’opinion publique corse,qui ne sont même pas fichus de dire qui a mis la bombe à Balistra, qui embrouillent tout le monde en ne respectant ni le calendrier judiciaire ni quelque calendrier que ce soit. Bref, de vrais casse-pieds !

Étonnant,non ? On prévoit des licenciements économiques au Canard enchaîné !

« Un métier d’avenir »

Jean-François Bernardini se reconvertit dans la formation. Il a trouvé un métier qui a ,semble-t-il, un grand avenir. Il a ouvert une université destinée « à mettre le savoir à la portée de tous ».  Son objectif:former des artisans de la non-violence.

Des centaines de personnes ont,parait-il, accepté d’apprendre à recevoir des gifles sans les rendre. Décidément, il y a quelque chose qui a changé en Corse :

nanzi c’eranu i sumeri castrati, avà ci so i sumeri inbastiatti.

Jacques Faggianelli

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