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Edmond Simeoni qui n’a perdu ni son charisme ni son dévouement à une cause qu’il croyait, qu’il croit encore, juste et de nature à redonner à la Corse ses valeurs perdues, s’est ouvert, l’autre jour, dans les colonnes du quotidien régional. Afin d’y marteler ses convictions.

Avec ce qu’il fallait de sérénité et de mesure pour convaincre le bon peuple de Corse tout en éloignant de son champ de vision les spectres qui ne cessent de l’effrayer. Il lui a proposé la reconnaissance juridique de son peuple, l’élargissement de ses compétences, l’omnipotence de son assemblée sans les départements qui ne lui disputeraient plus le bout de gras, la modification de la Constitution pour plus de souveraineté et plus de pouvoir de décision.

Sans cela, assure-t-il on verra la situation se dégrader inexorablement, ouverte à toutes les dérives, à tous les excès, et toutes les violences.

Les conditions, affirme-t-il encore, sont désormais réunies pour que la Corse accède à la maîtrise de son destin interne. Pourquoi interne ? Peut-il y en avoir un externe ? En fait Edmond Simeoni a voulu, avec cet adjectif rassurer Paris, en soulignant que le destin de l’île ne dépasserait pas ses frontières naturelles.

Reste à savoir si les conditions précitées sont vraiment réunies aujourd’hui et si elles ne se heurtent pas quelque part à de sérieuses difficultés d’application.

En posant franchement la question au nouveau Président de la République, le porte-drapeau de « l’Autre Corse » redorerait singulièrement son blason médiatique tout en mettant du baume au cœur de tous les orphelins de l’autonomie. C’est assurément avec de tels coups d’éclat que l’on fait quelquefois bouger les lignes.

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