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Ce renversement de tendance se double d’un désir irrépressible pour la droite extrême. Il n’y a eu que trois circonscriptions en France où le sortant de gauche a été battu, et l’une d’entre elles se trouve en Corse.

A Ajaccio précisément : Simon Renucci, candidat de la majorité présidentielle, a été devancé par un quasi-néophyte, y compris dans sa commune. Voilà qui confirme le virage à droite de l’île, deux ans à peine après la déroute des candidats du camp libéral à l’élection territoriale dont on pensait à tort qu’il ne se remettrait pas de sitôt. Il y a bien le cas Giacobbi dans la seconde circonscription de la Haute-Corse ne laissant que des miettes à sa rivale UMP, mais du coup ce succès laisse une impression en trompe-l’oeil.

En effet l’opposition, nationale et régionale, dispose désormais de trois députés sur quatre quand elle n’en comptait plus qu’un seul en 2007, celui de la seconde circonscription de la Corse-du-Sud lequel n’aurait plus tenu qu’à un fil. Or, Camille de Rocca Serra vient de prouver le contraire en mettant un terme brutal à la longue érosion de son électorat. A la lecture des résultats de la commune de Porto Vecchio ou ceux du canton dont il est pourtant l’élu inattendu depuis la cantonale de 2011, son opposant nationaliste du second tour Jean-Christophe Angelini, en dépit d’une score qui témoigne du chemin parcouru, a dû rester pantois.

Suite de l’Edito de Corsica

 

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