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Eric Dubois, chercheur à Paris 1, a mené une étude sur la violence politique en Corse. Il nous livre ses impressions sur les derniers événements.

Alors que certains, notamment les policiers, estimaient que le nationalisme armé était en voie de déclin en Corse, on s’aperçoit qu’il n’en est rien. Pour preuve, la récente « nuit bleue » des 10 et 11 mai derniers. Qu’en pensez-vous ?

Effectivement, c’est une pratique qui avait quasiment disparu. Ainsi, dans les années 90, on a pu compter jusqu’à 8 « nuits bleues », un chiffre qui était tombé à 2 dans les années 2000, cela sans doute pour des raisons pratiques, voire de sécurité. Ce renouveau est donc assez surprenant.

Comment expliquez-vous cela ?

Les « nuits bleues » ont des origines très diverses. Elles peuvent marquer, entre autres, soit un anniversaire, soit le soutien des groupes militaires à des conflits sociaux, soit l’apparition d’un nouveau groupe. Mais, aujourd’hui, il est difficile de savoir exactement à quoi cela correspond exactement. D’autant que le mouvement clandestin est en recomposition depuis plusieurs années et, même si une revendication publique a été faite, il est difficile de savoir si l’on a affaire à un FLNC vraiment unifié.

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