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Dans la nuit du 10 au 11 mai, les clandestins corses, en dénonçant « les menaces spéculatives » qui pèsent sur la Corse, ont renoué avec une pratique qui existe depuis le début du mouvement. Explications.

C’est sûr. Les attentats sont moins nombreux, les cibles, aujourd’hui plus privées qu’institutionnelles et donc plus faciles, les opérations de commando beaucoup moins fréquentes que par le passé, mais le FLNC, plus de 35 ans après son apparition en Corse, est toujours là. Malgré les évolutions politiques, les polémiques, les bavures, les divisions et, surtout, la répression qui n’a cessé de s’abattre sur les militants clandestins.

Cette « anomalie » européenne qui démontre que la Corse paraît vivre en dehors du temps (mais pour combien de temps ?) est une spécificité française pour le moins étonnante. Après avoir renoué avec la pratique des conférences de presse (juillet 2011), puis celle des assassinats (octobre 2011), le « Front » s’est remis aux nuits bleues (mai 2012). Comme si l’histoire de la Corse de ces quarante dernières années n’était qu’un éternel recommencement.

Certains, et notamment les policiers, ne voient dans ce phénomène qu’une sorte de fuite en avant illusoire qui, forcément, faute de causes et de combattants, trouvera un jour ses limites. C’est possible, mais ce n’est pas encore le cas.

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