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Le verdict de la cour d’assises spéciale qui doit répondre à 355 questions, n’est pas attendu avant le début de soirée. Dix-huit militants nationalistes corses, la plupart âgés d’une vingtaine d’années, jugés pour quinze attentats attribués à une « cellule jeunes » du FLNC-UC (Union des combattants) en 2007 et 2008, connaîtront ce soir le verdict de la cour d’assises spéciale de Paris.

Les magistrats professionnels doivent répondre à 355 questions.

Parmi les actions jugées, un tir de roquette contre la caserne de CRS d’Aspretto, le mitraillage du tribunal d’Ajaccio au cours duquel un projectile s’était fiché dans le portefeuille d’un CRS, un attentat à la grenade contre la préfecture de région, des plasticages de la DDE.

Les accusés, dont dix comparaissent détenus, ont généralement reconnu les faits reprochés au fil de l’enquête et à l’audience, qui a duré un mois. Mais tous mettent ces opérations revendiquées par le FLNC-UC, principale organisation indépendantiste clandestine corse, sur le compte d’erreurs de jeunesse et la plupart affirment vouloir passer à autre chose. « Maintenant j’ai 23 ans et je voudrais sortir le plus vite possible pour commencer ma vie« , a déclaré mardi matin, avant le début des délibérations, Joseph Gheraldi.

« Je souhaite oublier tout ça« , a affirmé Anthony Pais, 24 ans. Tous deux faisaient partie de cette « cellule jeunes » du nationalisme corse montée en 2007 à Ajaccio, entre copains de quartier, d’enfance, de lycée. Mais les actions de cette bande de copains ont pris la tournure « d’attentats terroristes intolérables« , avait stigmatisé l’avocat général Olivier Bray dans son réquisitoire. Il avait distingué plusieurs niveaux d’implication entre les accusés qui ont simplement caché une arme, prêté une voiture, échangé des informations; les participants directs aux opérations; ceux qui les ont pensées et organisées.

C’est contre ces derniers que les réquisitions ont été les plus sévères avec une peine de vingt ans réclamée contre Paul Istria, un nationaliste de 54 ans décrit comme l’homme qui « tire les ficelles ». Ce qu’il a farouchement nié jusqu’au bout. Contre le reste du groupe, deux peines de 16 ans, trois peines de 10 ans, deux peines de 8 ans de réclusion – toutes assorties d’une sûreté des deux tiers – ainsi que deux peines de 4 ans et deux peines de 3 ans ferme ont été requises. Quatre peines de sursis et deux peines de un an ferme ont également été demandées.

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