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Ce soir, à 18 heures, tous les candidats devront être officiellement déclarés en préfecture. Ils se lanceront alors dans les trois dernières semaines d’une campagne qui, en Corse, est déjà loin de la présidentielle.

Au soir du 6 mai dernier, tandis que François Hollande et les siens commençaient à peine à savourer la victoire, les deux camps qui venaient de livrer la bataille du deuxième tour des présidentielles mettaient déjà le cap sur les législatives. Dès lors, deux cris de ralliement opposés se faisaient entendre très clairement : celui d’une droite battue et désormais soucieuse de limiter le pouvoir d’une gauche de retour aux commandes de la France, cette même gauche appelant pour sa part à voter pour donner la majorité parlementaire la plus confortable au nouveau président. Communiquées, pour la plupart, bien avant l’élection de François Hollande, les candidatures corses ne puisent pas vraiment leur motivation à l’écoute de ces appels venus des états-majors nationaux.

Certains, aux antipodes de l’ancestral duel politique droite gauche, ne les ont même jamais entendus. Dans les quatre circonscriptions insulaires, la campagne des élections législatives a pour terrain de lutte les contextes très locaux. Elle se nourrit, en outre, d’enjeux qui le sont tout autant, ces derniers n’étant jamais déconnectés des autres scrutins insulaires. Gagner sur une circonscription, c’est toujours une bonne occasion de tester son électorat à l’échelle d’une commune, d’un canton, de se livrer à un point d’étape dans la perspective d’une élection territoriale qui demeure « l’Everest » politique. Pour les candidats sortants, l’objectif majeur reste bien sûr celui de conserver un mandat, mais les enseignements que tireront les uns et les autres au soir du 17 juin ne seront pas dénués d’intérêts par rapport aux échéances à venir.

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