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Santiago du Chili « Grève de la faim des prisonniers et prisonnières anarchistes » – #Corse

(Unità Naziunale – Lutte Internationale – Publié le 25 mars 2021 Lundi 22 mars, , les prisonniers et prisonnières anarchistes ont entamé une grève de la faim.

Communiqué public sur le début de notre grève de la faim

Aux peuples, aux individus, aux communautés et territoires en lutte et en résistance.
A celles/ceux qui se rebellent contre ce présent d’oppression et de misère.
A nos bandes, nos familles, ami.e.s, complices, compas et amours, à travers le monde.
A tout le monde !

Aujourd’hui, lundi 22 mars, à minuit, heure de Santiago, nous, prisonnier.e.s de la guerre sociale :

– Mónica Caballero Sepúlveda, depuis la section pour femmes de la prison de San Miguel
– Marcelo Villarroel Sepúlveda,
– Joaquín García Chanks,
– Juan Flores Riquelme
– Juan Aliste Vega (il y a adhère mais n’y participa pas, à cause de sa situation de santé)
tous enfermés dans le CAS [la Prison de haute sécurité, à Santiago ; NdAtt.] – Francisco Solar Domínguez, depuis la Section de sécurité maximale
– Pablo Bahamondes Ortiz,
– José Ignacio Duran Sanhueza,
– Tomas González Quezada
– Gonzalo Farias Barrientos
depuis les sections 2 e 3 de la prison-entreprise de Santiago 1

Nous commençons une mobilisation, sous forme d’une grève de la faim, tout en continuant à ingérer des liquides, pour une durée indéfinie pour :
– L’abrogation de l’art. 9 et le rétablissement de l’art. 1 du décret-loi 321 !
– La libération du camarade Marcelo Villarroel et de tous les prisonnier.e.s subversif.ve.s, anarchistes, de celles/ceux qui luttent pour la liberté du peuple Mapuche, ainsi que des prisonnier.e.s et de la révolte de 2019 !

Simplement, qu’il n’y ait pas de rétroactivité dans le remaniement de la loi sur la « libération conditionnelle ». Et que celle-ci redevienne un droit acquis du/de la détenu.e et non un bénéfice, comme il est stipulé aujourd’hui par une loi qui est modifiée en permanence en fonction de la raison d’État, afin de garder en captivité ceux/celles qui luttent contre la normalité de l’existant.

Cette modification durcit considérablement la possibilité d’accéder à la prétendue « libération conditionnelle », chose qui dans certains cas dure pendant des décennies – ce qui affecte un grand nombre de prisonnier.e.s qui voient ainsi leur peine se transformer en perpétuité de facto. D’autre part, par son caractère rétroactif, ce remaniement enfreint leur légalité, la légalité des propriétaires de ce monde malade, et cela montre l’utilisation constante d’aberrations politico-juridiques par lesquelles ils enterrent sous des tonnes de béton et de métal les pauvres, les rebelles et les réfractaires.

Aujourd’hui, cette imposition politico-juridique néfaste touche et affecte directement, et avec acharnement, notre camarade Marcelo Villarroel Sepúlveda, qui, pendant deux longues périodes d’emprisonnement, a purgé plus de 25 ans de prison, pour des actions contre l’État et le Capital qui remontent à la fin des années 80, aux années 90 et aux années 2000. Mais ces longues peines n’ont pas été suffisantes pour l’État ; cette fois, il a légiféré et renforcé de nouveaux ordinairement juridiques, en donnant son aval aux sentences de l’ancienne, pourrie, justice militaire, pour modifier les termes de la demande de Marcelo, qui aurait dû avoir lieu en 2019, pour ne lui permettre de postuler à sa libération conditionnelle qu’en 2036, en lui appliquant de manière arbitraire une peine de perpétuité déguisée, avec l’intention de le garder en prison pendant plus de 40 ans (compte tenu de l’ensemble du temps qu’il a passé enfermé).

Depuis un enfermement qui dure depuis des décennies, des années ou des mois, hier et aujourd’hui, différentes générations de compas ont rompu avec toute notion victimistee qui associe le/la prisonnier.e à un sujet passif, constamment soumis.e à la volonté de celui qui l’enferme ; nous prenons position pour attaque, en utilisant nos corps comme des champs de bataille et à partir de là, nous combattons à l’extérieur et à l’intérieur du quotidien imposé par l’enfermement.

Le passage par la case prison est une possibilité, étant donné nos choix de vie, où l’action consciente pour la libération totale cherche à concrétiser nos idées, qui se reflètent dans des actions, des luttes et des résistances comme pratique anti-autoritaires ; des décisions façonnées dans des faits subversifs, c’est là que nous mettons le meilleur de chacun.e : individualités, cellules, bandes, collectifs et toute initiative antagoniste visant à affronter l’État et toute sa machinerie de répression, de contrôle et de mort comme engrenage d’articulation du contrôle et de la soumission systématique des vies.

C’est ici, à l’intérieur de ces murs, que nous sommes le plus lointain.e.s de la défaite, et nos sommes bien loin d’être seul.e.s, comme ils le voudraient. Nous continuons à être insoumis.e.s, libres et dignes.

Aujourd’hui, nous luttons à nouveau, avec nos corps comme armes, contre ceux qui veulent mettre en cage et enterrer dans du béton la rébellion, la dignité, l’amour et la solidarité. La société policière autoritaire a créé le panoptique carcéral où, tout le long de l’histoire, elle a emprisonné ceux/celles qui se rebellent contre sa soi-disant paix sociale ; elle a créé des structures de punition qui visent au contrôle physique et mental, à l’amoindrissement des personnes, par la peur de la violence brutale de l’isolement et des geôliers ; cependant, aucune prison avec ses murs barrés, ses barreaux, sa sécurité maximale ou élevée, ni avec ses laquais armés, ne pourra soumettre celles/ceux qui ont donné leur vie entière à la cause de la libération totale.

Ces murs ne parviendront jamais à faire taire nos rêves, ni notre essence rebelle, et encore moins à arrêter la marée incontrôlable des existences insoumises qui s’unissent en frères/sœurs et se lancent contre toute forme de gouvernement.

Nous envisageons également comme une urgence immédiate la fin de la détention préventive comme instrument punitif contre ceux/celles qui sont accusé.e.s d’actions dans le contexte de la révolte permanente, une pratique qui nie la supposée présomption d’innocence pendant les enquêtes et traite ces personnes comme des coupables, leur imposant un emprisonnement préventif qui va jusqu’au moment de leur condamnation ou de la fin de leur peine.

Nous récusons également la validité, aujourd’hui, des condamnations de la justice militaire chilienne, fasciste et pourries, lors de procès tenus à l’aide de la torture et sans droit à la défense, largement condamnés au niveau international, et cela depuis des décennies, dans lesquelles Marcelo Villarroel et Juan Aliste ont été jugés et condamnés. Bien qu’en 2010 le Chili, sous la pression internationale, ait supprimé la possibilité que des civils soient poursuivi.e.s par des procureurs militaires, les condamnations antérieures, en particulier celles des années 1990, restent en vigueur, malgré les nombreuses critiques et l’opposition internationale.

De même, nous n’ignorons pas et nous soutenons la demande des Mapuches d’appliquer la Convention 169 de l’OIT à la situation des peñi et lamngen [frères et sœurs, dans la langue mapuche ; NdAtt.] emprisonné.e.s pour leur lutte.

Cette mobilisation unitaire est la convergence de différentes pratiques et tendances informelles que l’on trouve en prison, en tant que continuité vivante d’une longue résistance collective et aussi comme appel ouvert à tous les milieux solidaires et à toutes les personnes qui prennent position contre la prison et contre l’oppression, afin qu’elles deviennent une partie active de cette lutte qui appartient à tout le monde ; à partir de là, nous encourageons toutes sortes d’initiatives avec les moyens dont chacun.e dispose et là où chacun.e se trouve, pour obtenir des progrès concrets dans cette nouvelle mobilisation que nous entreprenons, en tant qu’une étape nécessaire et urgente de la lutte anti-carcérale.
Au milieu de cette avalanche de mesures restrictives, au niveau international, justifiées par la pandémie, nous faisons aussi appel à toutes les personnes affines à travers le monde afon qu’elles montrent leur soldiarité, de la façon que chacun.e le peut et le veut, en utilisant l’imagination comme seule limite.
Nos accolades à tou.te.s les fugitif.ve.s, aux prisonnier.e.s dignes qui luttent, aux familles qui résistent, avec une mémoire subversive, autonome, libertaire, anarchiste et insurrectionnelle.
Avec tous nos frères et sœurs et nos compas tombé.e.s au combat.

Tant qu’il y aura de la misère, il y aura de la rébellion !
Mort à l’État et vive l’anarchie !
Tissons des réseaux, multiplions les complicités, faisons avancer offensive insurrectionnelle et subversive !
Ni coupables ni innocent.e.s, insurrection permanente !
Contre toute autorité, autodéfense et solidarité !
Pour l’extension de la solidarité avec les prisonnier.e.s de la guerre sociale, de la révolte et de la lutte de libération Mapuche !
Que les prisons explosent !

Pour l’abrogation de l’art.9 et le rétablissement de l’art.1 du décret-loi 321 !
Liberté pour Marcelo Villarroel et tous les prisonniers subversif.ve.s et anarchistes de la révolte et de la libération Mapuche !!!!

Mónica Caballero Sepúlveda
Marcelo Villarroel Sepúlveda
Joaquín García Chanks
Juan Flores Riquelme
Juan Aliste Vega
Francisco Solar Domínguez
Pablo Bahamondes Ortiz
José Duran Sanhueza
Tomas González Quezada
Gonzalo Farias Barrientos

Jusqu’à la destruction du dernier bastion de la société carcérale !
Jusqu’à la libération totale !

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