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Le Comité Anti-Répression occupe la Préfecture à Bastia #Rapprochement #corse

Le 25 mars 2008 : (12:59 Unità Naziunale, www.unitanaziunale.org – Corse – Lutte de Masse) Ce matin aux alentours de 10H30, les militants et sympathisants du Comité Anti Répression ainsi que les familles des prisonniers politiques se sont donnés rendez vous ce matin à la préfecture de Bastia afin de rappeler les promesses qui n’ont jamais été tenues en ce qui concerne notamment le rapprochement des prisonniers politiques.

Le Comité Anti Répression dénonce depuis des années la triple peine qui ciblent tous les prisonniers politiques. 50 prisonniers politiques, 19 condamnés définitivement et seulement 5 en Corse, ce sont les chiffres officiels du C.A.R, qui parlent d’eux mêmes. Le Comité Anti Répression avait rencontré en juillet 2007 les 4 députés corses afin de porter la revendication humanitaire au plus haut niveau de l’Etat, des promesses avaient alors été faite par les uns et les autres. Cette occupation symbolique et pacifique n’avait qu’un seul but celui de relancer la demande du rapprochement des prisonniers politiques.

Le Comité Anti Répression, armé de banderole et de bandera Corsa, a donc tenu une conférence de presse à l’intérieur même des locaux de la préfecture, pour marquer une nouvelle fois son attachement indéfectible aux prisonniers politiques. Suite à la conférence de presse, le Comité Anti Répression et le préfet, se réuniront jeudi matin à 8H30, afin de parler de cette revendication.

Le 25 mars 2008 : (12:59 Unità Naziunale, www.unita-naziunale.org – Corse – Lutte de Masse) Le Comité Anti Répression vient d’occuper la préfecture de Haute-Corse, à Bastia. Après avoir investi les locaux sous le regard désabusé des forces de l’ordre dépassées par l’événement, les responsables du CAR ont rappelé leurs revendications avec la lecture du texte en pièce jointe (qui peut se résumer à cette question posée au président de la République française : quand et comment comptez-vous rapprocher nos prisonniers et tenir ainsi vos promesses ? ).

Puis, ils ont demandé un rendez-vous au préfet de Haute-Corse, qui avait refusé il y trois semaines de les recevoir. Cette fois-ci, le préfet a accepté et un rendez-vous a été pris pour jeudi 27 mars 2008, à 8 h 30.

Dès lors, les militants et responsables du CAR ont levé l’occupation et quitté la préfecture. L’occupation s’est déroulée dans le calme et pacifiquement. (P.S. : aucun bureau n’a été brûlé)

Voici le texte de la conférence de presse du Comité Anti Répression

Encore une fois, le Comité Anti Répression est contraint de prendre la parole pour alerter l’opinion publique sur la situation de nos prisonniers politiques. Alors que l’ensemble des Corses est favorable au retour des prisonniers politiques, alors que la classe politique dans sa quasi-unanimité demande leur retour, alors que des ministres, un Premier ministre et un président de la République française l’ont promis, la situation est toujours bloquée et nos prisonniers politiques sont toujours pour la grande majorité incarcérés dans les prisons françaises.

Malgré les promesses de rapprochement rien ne se passe, à part épisodiquement des rapprochements médiatiques de prisonniers politiques en fin de peine qui sont accessibles à la libération conditionnelle et qui devraient être en liberté, à l’exemple du dernier en date qui est rentré en Corse après 8 années d’incarcération dans les prisons françaises pour passer… 3 semaines au Centre de Détention de Borgu. Mais, évidemment, dans quelques semaines lorsque le ministère de la justice publiera des chiffres sur le « rapprochement », ce prisonnier sera pris en compte. Nous sommes toujours dans le « système Sarkozy » de gestion des médias qui consiste, non pas à régler les problèmes, mais à faire croire à l’opinion publique par des annonces, que les problèmes sont réglés.

Nous posons clairement la question au Président des Français : Quand comptez vous faire revenir en Corse les prisonniers politiques incarcérés en France qui sont condamnés (et qui comme par hasard ont les peines les plus importantes) ? Cela vous permettrait d’appliquer les promesses que vous faites depuis 2002 et de vous mettre en conformité avec vos propres lois. Nous souhaitons également aborder un autre problème de fond, celui des prisonniers politiques en détention préventive. Il y en a une trentaine. Il y a la place dans les maisons d’arrêt corses pour les accueillir, et si l’on pense que « lorsque l’on condamne une personne c’est lui qu’on condamne, pas sa famille, pas sa femme ou ses enfants », nous aimerions savoir pourquoi nos prisonniers politiques, sensés être présumés innocents, sont, de fait, condamnés ainsi que leur famille à passer des années et des années de détention préventive dans les prisons françaises loin de leur terre et de leur famille, alors que rien dans le code pénal n’interdit qu’ils soient incarcérés en Corse.

Nous posons également clairement la question au Président des Français : Avez vous l’intention de rapatrier nos prisonniers politiques qui sont en détention préventive ?

Voici la situation exacte de nos prisonniers politiques : 50 prisonniers politiques (dont 19 sont condamnés définitivement) et seulement 5 incarcérés au Centre de Détention de Borgu.

Le CAR exige le retour de tous les prisonniers politiques en attendant leur libération.

Cumitatu contr’à A Ripressione

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