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La composition du gouvernement @JeanCASTEX a été dévoilée ce lundi 6 juillet 2020, les réactions du mouvement national corse.

(Unità Naziunale Publié depuis le 6 juillet 2020) La composition du gouvernement Castex a été dévoilée ce lundi 6 juillet 2020 par le secrétaire général de la présidence de la République Alexis Kohler, sur le perron de l’Elysée.

La nomination d’Eric Dupond-Moretti, ancien avocat de prisonniers politiques corses comme Jean Castela ou Yvan Colonna a suscité bien des réactions en Corse. Notamment dans les (trop) nombreuses associations de défenses et partis politiques du mouvement national.

(la suite ci-dessous)


(Unità Naziunale Publié  le 6 juillet 2020) Paul-Félix Benedetti pour Core In Fronte : Eric Dupond Moretti, ancien avocat d’Yvan Colonna, nommé Garde des Sceaux au Ministère de la Justice. Nous lui rappelons, d’ores et déjà, que la question des prisonniers politiques fait partie intégrante de la recherche d’une solution au problème national corse..



(Unità Naziunale Publié le 9 juillet 2020) L’Associu Sulidarità a suivit avec intérêt la nomination il y a quelques jours d’Éric Dupond-Moretti au poste de Ministre de la Justice.

Sa nomination intervient peu de temps après le vote d’une nouvelle loi liberticide qui pourrait s’appliquer aux actuels et anciens prisonniers politiques Corses que nous avions dénoncé dans un communiqué précédent.

Cette nomination intervient également, alors que les militants nationalistes de toutes les tendances viennent de remporter de nombreuses communes de Corse, alimentant ainsi un peu plus l’espoir qu’une solution politique est possible et proche.

Le nouveau garde des sceaux est connu de tous les corses et particulièrement de notre association puisqu’il a plusieurs fois par le passé défendu les nôtres avec la conviction et la pugnacité qui le caractérisent.

Du fait sa connaissance du dossier, du fait de sa profession, et en sa qualité d’Humaniste attaché aux valeurs de Liberté et de Justice, nous espérons que le M. Dupond-Moretti sera celui qui permettra au Gouvernement Français d’ouvrir les yeux et de réaliser qu’il est plus que temps de s’asseoir autour d’une table et de mettre fin à plus de 40 années de conflit, fin aux persécutions judiciaires, à l’exil carcéral.

Nous allons en ce sens entreprendre toutes les démarches nécessaires afin de rencontrer le nouveau ministre de la Justice et aborder avec lui la question de la libération des prisonniers politiques, d’un rapprochement immédiat de tous nos frères exilés dans les prisons Françaises à Borgu et la fin des lois scélérates telles que le FIJAIT ou la loi du 1er Juin 2020.

Libertà per i patriotti !

Associu Sulidarità



(Unità Naziunale Publié le 10 juillet 2020)

Patriotti demande une audience au nouveau Garde des sceaux Eric Dupond Moretti.
Le collectif soutenu par des représentants de A Manca et de Core in Fronte a tenu une conférence de presse à Bastia pour interpeller le nouveau ministre, alors que la répression continue.

ANALISI DI A SITUAZIONI RIPRESSIVA OGHJI

La répression – quelle que soit son intensité – reste la marque persistante du gouvernement français qui décidément se refuse de considérer la Corse sous l’angle d’une Solution Politique. Malgré la légitimité historique des revendications exprimées par le Mouvement National, cette insistance dans le mépris rappelle qu’en dehors de la mise en place de véritables négociations, l’impasse prévaut comme schéma d’avenir…

Le gouvernement français s’acharne condescendant, dans l’optique de neutraliser in fine l’aspiration à la souveraineté nationale.Son objectif est d’atténuer prioritairement sinon de diviser, par ses réseaux et ses manoeuvres le Mouvement de Libération Nationale,de maintenir une pression ciblée – policière, judiciaire et administrative – sur les militants et sympathisants qui refusent cette normalisation,et de contenir dans un cadre systémique imposé la gestion dite de « bonne gouvernance » ( respect de l’État et de ses institutions ),
La période dite « d’interdiction de déplacement » imposée en France, mesure sanitaire mise en place du 17 mars au 11 mai, pandémie de Covid – 19 oblige, a mis en évidence dans cette optique de restriction de contacts humains et de déplacements un confinement de la population qui a dépassé son canevas initial pour déborder sur une délimitation des mouvements et expressions politiques et sociales.Forts de ce contexte, des ministères n’ont pas hésité à accroitre certains dispositifs à l’instar du ministère de la justice qui, par voie de circulaire, a délibérément supprimé les droits de la défense, le droit à un avocat, et a renforcé le maintien en détention de plusieurs milliers de personne sur décision administrative.

À l’inverse, les droits des prisonniers ont de nouveau été mis à mal entre d’une part la privation d’un certain nombre de mesures comme les visites familiales, les activités internes nécessaires, et d’autre part la faiblesse voire l’absence d’accès à des moyens de précaution et de soins adéquats en cas de contamination avérée.

Dans ce régime d’exception, où le gouvernement français a tenté de défaire tout contre – pouvoir et retenir toute voix dissonante, le choix calculé de remettre en liberté des milliers de détenus ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. Ce sont ainsi prés de 13 500 detenus qui ont été concernés par cette mesure dont plusieurs dizaines considérés comme « radicalisés » ( euphémisme pour ne pas dire pro – dhjihadiste…). Toutefois cette ordonnance concerne avant tout des personnes condamnées et en fin de peine à qui il reste moins de deux mois à exécuter. À l’inverse, les personnes mises en examen, prévenues devant le Tribunal Correctionnel et accusées devant la Cour d’Assise, bien que présumées innocentes, demeurent incarcérées dans les maisons d’arrêt qui sont de fait les structures pénitentiaires les plus surpeuplés …

Dans cette planification ministérielle en trompe l’oeil, le sort des prisonniers politiques corses a bien sur totalement été écarté de toute prise en considération. L’assimilation juridique – les condamnés pour des faits dit de « terrorisme » sont hors champ des mesures de libération – permet cette différenciation de traitement.

De facto, les personnes qui sont en détention provisoire, ou qui sont définitivement condamnées, dès lors que leur situation est en relation avec le contexte conflictuel « France – Corse » , sont exclues du plan sanitaire du Ministère de la Justice.

Cette inégalité de procédés clarifie la nature de la politique française à l’égard de la Corse :

– Le gouvernement français balaye d’un revers de la main les initiatives unilatérales des forces la résistance officialisées en 2014 (l’une annonçant définitivement son retrait du terrain politico – militaire, la seconde optant pour une gradualité de sa volonté de démilitarisation).

– Le gouvernement français dénie le résultat des élections territoriales de décembre 2015 et de décembre 2017 qui placent une partie du Mouvement National à la tête de la Collectivité Territoriale, tout comme celui des élections législatives de juin 2017 avec 3 députés nationalistes élus pour quatre circonscriptions.

– Le gouvernement français repousse le principe que le Mouvement National – toutes forces confondues – est la première force politique de Corse.

– Le gouvernement français vide de sa substance la notion de « processus de paix  » .
Ce constat – amère – explique qu’aux antipodes d’une conjoncture nourrie de tous les ingrédients propices à une réelle évolution politique, l État français persiste dans la normalisation de la situation. Le rôle – accru – du système préfectoral et administratif s’opposant quotidiennement aux aspirations et initiatives d’auto – responsabilisation conformes aux intérêts collectifs corses le démontre. Cette opposition systématique ayant aussi comme corollaire le renforcement de la dépossession foncière et de la spéculation immobilière, le durcissement de la colonisation de peuplement, la continuité d’une répression multi – formes et sélective.

Après de récentes et lourdes condamnations -attestant que la justice française n’a que faire des annonces de paix- cette répression s’acharne aussi sous d’autres formes avec une obstination ininterrompue, se traduisant dans cet intervalle dit de confinement par :

– Tentatives de prélèvement financier – Fonds de Garantie des victimes du Terrorisme et Trésor Public – sur la personne de Jean Marc Dominici. Ces tentatives intervenant après l’occupation de la Trésorerie d’Aléria qui s’est alors concrétisée par une victoire sur la mise en place d’un échéancier nivelé de paiement.

– Tentative de prélèvement financier – Trésor Public – sur la personne de Félix Benedetti. Ce dernier est également inscrit au Fichier national des personnes interdites d’acquisition et de détention d’armes ( Finiada ) et convoqué pour être répertorié au Fichier national Automatisé des empreintes génétiques ( Fnaeg ).

– Tentative de prélèvement financier – Trésor Public – sur la personne de Tomasini Stéphane.

– Nouvelle tentative de fichâge politique au commissariat de Bastia de Jean François Gandon. Cet essai d’inscription au Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques entre dans la stratégie policière de mise en place d’un répertoire sur les patriotes corses. Jean François Gandon passera ultérieurement en procès pour son refus de collaborer avec l’appareil répressif.

– Pression administrative, financière et policière sur l’entreprise de Xavier Cancellieri et sur sa personne. Une pression disproportionnée et accrue ces derniers mois – avec perquisition policière sans masques ni gants à son domicile – malgré tous les justificatifs et précisions redonnées par le biais de son conseil.

Ces exemples qui s’inscrivent dans un enchaînement répressif ciblé ( flicage Fnaeg, Finiada, Fijait ) témoignent que l’État français, face à une faiblesse sinon absence de réaction populaire et de masse, face à un déficit de rapports de force démocratiques, et devant la désunion stratégique du Mouvement National et de toutes ses composantes, avec particulièrement la claustration travaillée du Mouvement de Libération Nationale, persiste dans sa dénégation historique du Fait National Corse. Son objectif demeure entier : éteindre l’aspiration autodéterminationiste et indépendantiste.

C’est dans ce climat qu’est survenu – de nouveau – l’assassinat d’un jeune patriote à Carghjesi.

Notre réflexion toute comme notre action, depuis la mise en place de notre collectif, s’appuie sur ce constat. Le succès des élections territoriales de 2015 et 2017, ce que pudiquement d’aucuns ont appelé  » l’accession aux responsabilités  » n’a pas – pour le moment – et dans les rapports  » Corse France  » imposé des avancées significatives sur le plan anti – répressif, à l’inverse des périodes 1981 – 1982 et 1989 – 1990 avec alors une organisation forte de la Lutte de Libération Nationale.

Les récents résultats municipaux qui s’inscrivent certes dans la continuité des bénéfices électoraux de 2015 et de 2017, pour importants qu’ils soient puisqu’ils consacrent la réalité du vote et du sursaut national, ne sont pas de nature à modifier l’implacable politique française.

Ce constat appelle un repositionnement stratégique dont l’objectif est, avec les espaces institutionnels et de masse une redéfinition présentielle offensive, complémentaire et liée, dans le respect politique et philosophique de chaque organisation.

La lutte anti répressive ne pourra obtenir des avançées significatives que si elle s’inscrit dans une dynamique réflechie et organisée que nous appelons de tous nos voeux. Elle participe également dans ce dessein, aux conditions d’une véritable Solution Politique dont l’axe majeur repose sur la reconnaissance des droits de notre peuple parmi les quels celui de choisir librement son destin.

Pour notre part nous maintiendrons et renforcerons notre action tant en Corse qu’au niveau international ( France et Europe ).

Nous réaffirmons notre totale solidarité – patriotique et politique – avec TOUTES les victimes de la répression française.

Nous saluons ici la lutte du prisonnier basque Patxi Ruiz qui il y a peu, a mené une dure grève de la faim et de la soif, rappelant en ce XXI ème siècle la brutale réalité carcérale que subissent les prisonniers politiques basques. Là aussi un processus de paix est vidé de sa substance par des Etats oppresseurs – français et espagnol – archeboutés dans leur coloniale outrecuidance.

A lotta cuntinuighja

LIBARTÀ !


(Unità Naziunale Publié le 12 juillet 2020) L’Associu À Fianc’à Noi prend acte de la nomination du nouveau Ministre de la Justice, M. Dupond-Moretti.

Tout un chacun connaît la position humaniste du nouveau Garde des sceaux concernant les prisonniers politiques corses, il a toujours milité afin que les droits des détenus soient respectés et que la double peine de l’enfermement et de l’exil cesse. La discrimination vis à vis des familles des prisonniers doit prendre fin.

Le juge Sandraps en charge de l’affaire concernant Julien Muselli et Adrien Matarise n’est pas défavorable à un rapprochement en Corse, à condition qu’il ait la garantie de leur extraction vers Paris s’il souhaite les auditionner, la visioconférence étant à ses yeux inadaptée. Des conditions que nos jeunes détenus et leurs familles ne peuvent apporter.
Après avoir sollicité la classe politique corse afin de se manifester auprès de Nicole Belloubet, précédente Garde des sceaux, lors du confinement en avril dernier, et n’ayant pas eu de réponse de la part de la préfecture de Corse et du préfet, Franck Robine, suite au courrier et à la lettre ouverte datant du 29 mai dernier, nous demandons un entretien avec le nouveau Ministre de la Justice afin d’acter le rapprochement en Corse de tous les prisonniers politiques.


 

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