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#Corse Le procès des Marins du STC du Pasquale Paoli s’ouvre demain à Marseille

Le 18 novembre 2009 : (Unità Naziunale, www.unita-naziunale.org – Corse – Lutte de Masse – Répression) Alain Mosconi et ses frères, Jean-Marc et Patrick, ainsi que Félix Dagregorio comparaîtront dès demain, à Marseille, pour séquestration de personnes après le détournement du navire Pascal-Paoli, en 2005.

N’attendiez-vous pas plus de monde à la manifestation de soutien le 31 octobre à Bastia ?

Alain Mosconi : Il y avait 47 organisations parties prenantes. Je vais parler de qualité plutôt que de quantité. Nous voulions que cela se passe sans incidents et cela a été le cas. Maintenant, je pense que 2 000 personnes, c’est le plancher de la mobilisation.

Revenons sur septembre 2005, en plein conflit sur la recapitalisation de la SNCM, dans quel état d’esprit vous rendez-vous le lundi 25 à Marseille ?

En syndicalistes qui ont des propositions à faire pour lutter contre la privatisation. Le STC souhaitait une bi-régionalisation avec des capitaux de la région Paca et des capitaux de la région Corse.

Pour que la compagnie demeure dans le giron public.

Le gouvernement, fidèle au capitalisme, comptait vendre à 100 % à Butler. Nous, nous avions juste la volonté de garder nos emplois.

Est-ce que vous aviez imaginé vous emparer du Pascal-Paoli ?

Absolument pas. C’est la base qui décide.

Le Pascal-Paoli n’appartient pas à un homme ni à un groupe d’hommes. Nous n’avions jamais voulu nous emparer de quoi que ce soit.

Comment s’est décidée cette prise le 27 septembre ?

C’était à la sortie d’une réunion avec la direction qui annonçait l’arrivée de Butler.

Nous avons tenu une AG dans le navire, l’idée a été lancée, le vote s’est effectué, avec une très large majorité pour le retour du navire en Corse.

Affirmez-vous qu’il n’y a pas eu de violence ?

Il n’en a pas été besoin et nous ne l’aurions pas fait. Les choses se sont faites naturellement car les travailleurs sont capables de temps forts lorsque les circonstances le demandent. Nous avons dit aux officiers qu’ils avaient 10 minutes pour quitter le navire s’ils le souhaitaient. Après, est-ce que l’on a déjà vu un commandant abandonner son poste ? Non. En plus, l’armement, à Marseille, lui a demandé de rester à bord.

8 h 30, le mercredi matin, c’est l’assaut du GIGN sur le Paoli. Comment avez-vous réagi ?

On se sent tout petit. C’est impressionnant. La peur fait partie de la nature humaine et celui qui en est dépourvu a un problème pathologique… Dans la nuit, vers 4 heures du matin, il y avait déjà eu une tentative, par la mer, avec un commando repoussé par des poubelles, divers objets. Les camarades m’avaient réveillé pour m’avertir. Je pense que le commando comptait m’extraire, m’avait localisé dans le bateau grâce au portable. À ce moment-là, on a compris que quelque chose se préparait et nous avons décidé de rentrer au port.

Quelles alternatives aviez-vous ?

Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, souhaitait, je crois, apaiser les choses.

Mais c’est de Villepin et Chirac qui ont repris la main et demandé l’intervention du GIGN.

Avez-vous craint un dérapage lors de cette intervention ?

Nous avons su rester dignes en les applaudissant. Au final, ce sont eux qui ont eu des appréhensions. Nous en avons parlé lors du voyage retour vers Toulon : Paris nous avait dépeints comme des terroristes en armes, des jusqu’au-boutistes. Avec le recul, je pense que nous sommes passés à côté de faits gravissimes.

Comment appréhendez-vous le procès à partir de jeudi ?

Si nous allons vers un tribunal indépendant du pouvoir politique, ce que l’on est en droit d’attendre en démocratie, nous serons sereins. Maintenant si aux yeux du pouvoir nous cumulons les tares de syndicalistes radicaux, au sens noble, combatifs contre le capitalisme, engagés, comme nos frères de l’Usteke en Nouvelle-Calédonie, dans un processus d’émancipation. Alors, on peut être inquiets. Mais on ne fera de nous ni des criminels, ni des délinquants.

Propos Recueillis Par Christophe Laurent
source : http://www.corsematin.com/ra/corse/222796/bastia-alain-mosconi-face-a-un-tr…


Ouverture du procès des marins demain : l’appel à la mobilisation du STC (Aujourd’hui 10h17)

(Laetitia Pietri – Alta Frequenza) – C’est demain (jeudi) que s’ouvre devant le tribunal correctionnel de Marseille le procès des quatre marins STC poursuivis dans le cadre de l’affaire du « Pascal Paoli ». Après la manifestation de soutien aux marins le 31 octobre dernier à Bastia, le STC appelle à renforcer la mobilisation dans toute la Corse. Le syndicat lance un appel à un débrayage d’au moins 15 minutes dans tous les secteurs d’activités avec regroupement devant chaque établissement demain (jeudi), à partir de 8h30 heure pour l’ouverture du procès. Vendredi, à partir de 17 heures le STC appelle l’ensemble de la population à se rassembler devant les palais de Justice d’Ajaccio et de Bastia pour marquer ainsi leur solidarité. « La mobilisation doit être à la hauteur de l’attaque portée par le gouvernement français », écrit le STC



Le 18 novembre 2009 : (Unità Naziunale, www.unita-naziunale.org – Corse – Répression – Lutte de Masse) Andatura Corsa par i Dritti Umani apporte son soutien aux syndicalistes STC poursuivis pour l’appareillage du Pascal Paoli de Marseille vers Bastia en septembre 2005.

Dans un contexte de conflit social exacerbé cette action contestait la prise de la SNCM par les fonds d’investissement privés Butler – qui réaliseront une plus- value de plus de 60 millions d’euros en revendant leurs parts à Veolia.

La criminalisation de cette action syndicale tend à camoufler ce scandale financier et la régression sociale qui l’accompagne. Elle s’inscrit dans la série d’atteintes aux libertés syndicales, au droit de grève, aux libertés de manifestation et d’expression qui découle de la globalisation néo-libérale.

Le syndicalisme est l’un des rares processus de régulation au sein du capitalisme qui vise sa mise en coupe réglée. Le procès des marins STC les 19 et 20 novembre devant le tribunal correctionnel de Marseille s’inscrit dans cette stratégie liberticide.

 

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