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#Corse @JosephColombani et Filippu Flori auditionnés en garde à vue puis libérés, procès le 3 décembre. @Corsica_Libera dénonce l’acharnement ciblé de l’élevage pastoral.

(Unità Naziunale Publié le 31 octobre 2019) A 14 heures, Jean-André Flori, jeune agriculteur dans la région de Corte sera jugé en comparution immédiate pour avoir exercé des violences sur une personne dépositaire de l’autorité publique.

Ce procès intervient dans un contexte de tensions sans précédent. Joseph Colombani, président de la chambre d’Agriculture de Haute-Corse ainsi que les Jeunes Agriculteurs apportent tout leur soutien au prévenu.

Jean-André Flori, agriculteur, a été reconnu coupable de violences sur un CRS, il est condamné à 10 mois de prison, dont 5 avec sursis, avec mandat dépôt

Ghjuventù Libera tiens à apporter son soutien le plus fraternel suite à l’incarcération immédiate sous mandat de dépôt, de Jean André Flori agriculteur Corse, arrêté le 23 octobre dernier pour des heurts présumés lors de la manifestation de soutien a Joseph Colombani, président de la Chambre d’Agriculture de Haute-Corse, lui même convoqué au Palais de justice de Bastia pour avoir exprimé son mécontentement face aux contrôles anormalement massifs visant le monde Agricole Corse.

Nous ne pouvons que nous interroger sur la volonté qui a conduit la Justice à incarcérer un agriculteur dans le contexte actuel.

La criminalisation des mobilisations du monde agricole ne pourra masquer ni les problèmes que les syndicats agricoles soulèvent, ni les responsabilités de l’État dans la situation catastrophique que la profession connait aujourd’hui.

Sustegnu fraternu à Jean André Flori.

Seremu sempre a fianc’a l’agricultori Corsi !

Basta à a ripressione !


U PARTITU DI A NAZIONE CORSA CUMMUNICHEGHJA

Una volta di più…

La « justice » s’est de nouveau acharnée sur un jeune agriculteur corse, condamné et incarcéré dans la foulée.

En changeant brutalement d’attitude en cours de programmation européenne, en criminalisant une partie de notre peuple et en tentant de l’opposer à d’autres, ce gouvernement poursuit sur le terrain une intense campagne de déstabilisation.

Oui, un jeune agriculteur a été ces dernières heures incarcéré parce qu’opposé à cette stratégie du pire, alors que le ministre dédié convoquait par ailleurs une réunion de sortie de crise, sans propositions alternatives.

U Partitu di à Nazione Corsa apporte son entier soutien à ce jeune corse, ainsi qu’à tous les siens, et s’élève contre cette insupportable injustice.

Il demande sa libération, et plus largement, un traitement équitable et apaisé de ce dossier stratégique pour l’avenir de notre terre.



Femu a Corsica condamne l’attitude répressive contre les agriculteurs à l’opposé même du dialogue enclenché au Ministère de l’Agriculture il y a quelques jours.

La condamnation à 5 mois ferme qui est intervenue contre l’un d’entre eux est disproportionnée et jette de l’huile sur le feu. Il ne faut pas oublier à la base que l’Etat est tout même responsable de ne pas avoir transmis correctement le référentiel des surfaces pastorales en temps voulu, et que les contrôles, fussent-ils nécessaires, se déroulent sur des règles changées en cours de route bloquant la trésorerie de nombreux agriculteurs suscitant angoisse et désespoir. Cette angoisse et ce désespoir légitimes n’ont pas, à ce jour été évalués à leurs justes mesures. La ferme judiciarisation du problème ne peut que provoquer la protestation et l’impasse. Nous appelons l’Etat à la raison et lui rappelons qu’il a été invité depuis plus d’un an à la concertation et au dialogue par l’ensemble de la profession et qu’une motion a été votée à l’unanimité à l’Assemblée de Corse. Femu a Corsica soutient totalement le monde agricole en mobilisation, ainsi que le jeune homme incarcéré. Il convient dans l’unité la plus large, de trouver le cheminement et la méthode qui permettent de sauver les agriculteurs et réussir la prochaine PAC 2022.

P/ A Ghjunta Femu a Corsica, Ghjuvan-Felice Acquaviva, Sicretariu Naziunale.



Au vu du contexte compliqué que vit notre profession, après une semaine de tensions et d’inquiétudes, dans l’attente du retour des contrôles terrain, nous ne pouvons rester silencieux face a la répression orchestrée par un état défaillant.
Nous avons trop souvent vécu ces situations pour savoir qu’elles n’apportent rien de bon.
Dans l’attente d’un signe apaisement et de la régularisation des dossiers en souffrance, nous tenons a apporter notre soutien au jeune agriculteur incarcéré hier.

Via Campagnola



Ce jeudi 31 octobre, suite à la réunion qui s’est tenue mardi dernier au ministère de l’Agriculture, la préfète de Corse a présenté ses mesures pour tenter de mettre fin au conflit agricole en cours dans l’île.

La réouverture du délai de contestation des contrôles photo. Ainsi, les agriculteurs qui ont déjà été contrôlés et sont en attente du versement des primes peuvent désormais se tourner vers une nouvelle cellule de crise.

l’arrivée de 11 nouveaux contrôleurs sur l’île. Ces contrôleurs iront sur les exploitations. La suppression des contrôles aériens a également été annoncée.
Une réunion entre l’exécutif de Corse et les syndicats agricoles devrait se tenir à 15 heures à Altiani.

Les agriculteurs insulaires dénoncent des contrôles jugés « abusifs » et des suspensions de paiements de certaines aides. Une situation qui a donné lieu à diverses actions la semaine dernière.

(FR3Corse) (Corse Net Infos) (Alta Frequenza) (FR3)



(Unità Naziunale Publié le 30 octobre 2019) Ce mercredi 30 octobre, un agriculteur a été placé en garde à vue à la gendarmerie de Borgo. Il est soupçonné de violences sur personne dépositaire de l’autorité publique lors du rassemblement de soutien à Joseph Colombani la semaine dernière. Un rassemblement est en cours.

(FR3)

Trois heures et demie de discussions n’ont pas permis de dénouer la crise née du non-versement des aides européennes à plusieurs centaines d’exploitants agricoles insulaires

Politiques et représentants du monde agricole étaient venus en nombre, hier, à Paris, pour rencontrer le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume.

(Corse Matin)



Hier, la déception était immense au sortir de la réunion rassemblant une délégation d’élus de la CDC, des représentants du monde agricole et le ministre de l’agriculture, Didier Guillaume.

L’urgence rappelée par la délégation, concernant la situation de blocage vécue par les agriculteurs, n’a pas suscité les réponses attendues.

Suspension des aides octroyées, procédures longues et très éloignées de la réalité du terrain, méthodes de contrôle décalées ne peuvent perdurer en l’état pour le PNC.

Même si un certain nombre d’arguments ont été entendus par M. Guillaume, en particulier la prise en compte de nos spécificités géographiques, celles-ci ne seront intégrées au mieux qu’en 2022, lors de la rédaction de la nouvelle PAC.

L’urgence demeure donc pour nombre d’agriculteurs. Les exploitations contrôlées doivent pouvoir bénéficier rapidement des éléments retenus, en particulier ceux ayant trait aux parcours pastoraux.

Pour le PNC, il est absolument nécessaire de poursuivre les discussions en faveur d’une agriculture de qualité. Il faut permettre à chacun d’exercer son activité, conformément aux axes stratégiques définis par l’ODARC et son président, et plus généralement, par le mouvement National, historiquement attaché à la cause du monde agricole.

PNC



AGRICULTURE : ECHEC DE LA REUNION DE PARIS, LA CORSE DOIT AVOIR LA MAIN SUR L’INTEGRALITE DES FONDS DE LA PAC.

Face à la crise du payement des aides de la #PAC, un certain nombre d’actions syndicales ont été notamment menées, ces derniers jours, à Aiacciu par le syndicat #MossaPaisana, la #FDSEA2A et les #JA ainsi qu’à Bastia et Casamozza par la #FDSEA2B.

#CoreInFronte rappelle son attachement total au principe d’une agriculture productive, nourricière et écologique. Elle doit être le fondement de notre identité agro pastorale : C’est dans ce sens que doivent aller tous les acteurs de ce secteur.

L’agriculture doit être un pilier socio-économique majeur de la Corse de demain.

Dans l’attente d’un modèle plus spécifique en phase avec notre ambition, la répression ou le blocage des aides ne peuvent tenir lieu de politique, en particulier envers les éleveurs les plus petits et les plus pauvres qui sont dans des situations professionnelles et de vie délicates.
La grande majorité des bergers ne peut être prise en otage par une minorité de personnes qui ont profité du système.

L’Exécutif de Corse a appelé, la semaine dernière, à une réunion tripartite entre l’ODARC, l’Etat et le monde agricole corse.
Pour Core In Fronte celle ci aurait déjà dû se tenir depuis longtemps, car l’ODARC et l’Assemblée de Corse ne pouvaient ignorer l’issue du changement de politique.
L’échec de la réunion, d’hier à Paris, n’est absolument pas une surprise car la France et l’Europe sont disposées à ne plus reconnaître le pastoralisme corse de montagne.
Le déclenchement tardif des contrôles à la fin septembre, au moment des mises en payement, sur plus de 40% d’éleveurs est là pour en attester. Cette situation ne sera pas sans conséquences pour de nombreuses exploitations à la trésorerie tendue, qui mettent habituellement le règlement de leurs frais à échéance du versement de ces dotations.
Cela s’apparente à une vengeance d’Etat qui vise à taper sur l’ensemble d’une profession; Ce que nous ne pouvons accepter.

Nous réaffirmons la nécessité d’une reconnaissance des parcours pastoraux corses et d’en adapter les critères et modalités de contrôle. La PAC doit être négociée pour permettre une adaptation spécifique à notre contexte de milieu et de sous production.
Les aides doivent impérativement servir de véritable levier de développement.

Pour Core In Fronte, la Corse doit pouvoir disposer d’enveloppes propres concernant les fonds des deux pilier de la PAC.
Elle doit pouvoir élaborer ses propres règles d’attribution en fonction de ses choix politiques.
La régionalisation et la proximité de décision permettraient de mieux accompagner l’évolution des systèmes agricoles, comme c’est d’ailleurs le cas en Italie ou en Allemagne.



(Unità Naziunale Publié le 24 octobre 2019) Comme ailleurs en Corse, une soixantaine d’agriculteurs de l’Extrême-Sud se relaie depuis ce matin 8 heures au rond point de Scopetto, sur la commune de Figari.

Des rassemblements et des des barrages filtrants sont organisés simultanément à Sagone, Ajaccio, Propriano et Porto-Vecchio.

Aujourd’hui le président de l’Assemblée Jean-Guy Talamoni a ouvert la session en réaffirmant son soutien à Joseph Colombani President de la chambre d’agriculture de Haute-Corse.

(CM) (FR3Corse)


(Unità Naziunale Publié le 23 octobre 2019) Un rassemblement de soutien à Joseph Colombani et Filippu Flori s’est tenu devant le Palais de justice de Bastia. Convoqués à 9h ce matin, ils ont été auditionnés par la Procureur de Bastia.

Peu avant 13h00 la tension est montée d’un cran avec le tir de « lacrimo » sur les personnes rassemblées.

Des incidents ont éclaté entre agriculteurs et les forces de l’ordre, devant le commissariat de Bastia. La tension est brusquement montée au moment où des CRS ont voulu sortir les poubelles qui avaient été placées devant leurs barrières par des agriculteurs. Des manifestants ont mis le feu aux poubelles. Les forces de l’ordre ont répliqué en lançant des grenades lacrymogènes. Des tas de déchets verts ont été également incendiés.

Parmi eux ce matin, Lionel Mortini, président de l’office du développement agricole et rural de la Corse (ORDAC), et Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée de Corse. Une centaine d’éleveurs et d’agriculteurs se sont rassemblés, ce mercredi 23 octobre matin, devant les portes du Palais de justice de Bastia.

A la sortie de leur audition avec la procureure de Bastia, Joseph Colombani et Philippe Flori ont été exfiltrés du Palais de Justice pour être transférés au commissariat de Bastia.

(CNI) (FR3) (CM) (CM) (Alta Frequenza) (Alta Frequenza) (CNI) (CM) (Alta Frequenza)

Il était environ 9 h 30 hier matin lorsque Joseph Colombani, président de la chambre d’agriculture de Haute-Corse et membre de la FDSEA, a fait irruption dans le bureau du directeur départemental des territoires et de la mer de Haute-Corse à Bastia, en compagnie d’un autre représentant du monde agricole.

« M. Colombani s’est emparé d’un extincteur pour commettre des dégradations sur le mobilier se trouvant dans le bureau du directeur. Deux tables de bureau, deux fauteuils, un téléphone et un ordinateur ont été détruits. »

Hier les Députés Pè A Corsica ont pondu un communiqué (ci-dessous)

A la fin de la garde à vue, la date du procès a été fixée le 3 décembre prochain. Ils seront jugés pour destruction de biens publics. 



Dopu l’apputamentu à u palazzu di ghjustizia di Bastia sta mane, u muvimentu s’hè spiazzatu à u cummissariatu.

Sustegnu à Ghjiseppu Colombani è Filippu Flori !

« Nous dénonçons cet acharnement ciblé de notre élevage pastoral; bien que très ancien, il est aussi très moderne de par son approche écologique et il représente une des chances économiques pour la Corse de demain. La France ferait bien de s’en inspirer au lieu de les condamner…

Corsica libera qui se tient proche du monde agricole et des bergers soutiendra les syndicats qui les défendent et ne laissera pas les fossoyeurs de l’âme Corse réussir leur forfait. »



U PARTITU DI A NAZIONE CORSA CUMMUNICHEGHJA:

Plusieurs centaines d’exploitations agricoles sont aujourd’hui en situation de précarité financière, suite à une campagne de contrôles exigeant que soit justifiée l’éligibilité des surfaces pastorales utilisées. Ces contrôles génèrent des retards, voire même la suppression pure et simple des aides européennes destinées à pallier les handicaps naturels des parcours pastoraux, notamment en montagne. Ces parcours pastoraux sont notoirement peu productifs, particulièrement dans l’intérieur de l’île. Ces aides sont donc rendues indispensables, en l’état, au maintien de l’activité agricole. Cette situation commande- et l’ODARC, sous l’impulsion décisive de Lionel Mortini, s’y attelle au quotidien- une structuration durable des exploitations et une réelle maîtrise du foncier. Autant de sujets sur lesquels sont déjà engagés la majorité territoriale et nombre de structures syndicales ou consulaires. Le pastoralisme et l’élevage extensif, au cœur de notre identité et de notre culture, méritent une réflexion approfondie et non une interprétation technocratique et rigide de la réglementation européenne. Le PNC soutient donc la demande de mise en place d’une cellule de crise tripartite Collectivité de Corse- Syndicats-état dans les plus brefs délais et tient à faire part de son soutien à l’ensemble des agriculteurs aujourd’hui en difficulté. »



Jean Christophe Angelini

Plus qu’une application technocratique de la réglementation, notre agriculture exige une réflexion approfondie et un vrai plan de structuration dans nos zones rurales. Une cellule de crise tripartite CdC-Syndicats-Etat doit être mise en place immédiatement.



Les Députés Pè A Corsica apportent leur soutien aux agriculteurs, à l’ODARC, aux syndicats, aux chambres d’agriculture, et à leurs représentants dans les craintes fondées qu’ils manifestent et ils s’engagent à réunir rapidement les députés des territoires méditerranéens afin de fédérer les forces pour atteindre « la juste reconnaissance de la spécificité de nos agricultures :

« La remise en cause caricaturale des surfaces dites « peu productives » sur le plan agricole, la manière raide et négative avec laquelle se réalisent les contrôles, sans vérification contradictoire sur le terrain, et le blocage immédiat des paiements avant même la résolution concrète des problématiques individuelles des agriculteurs, ne peuvent qu’emporter la sévère réprobation de la part de responsables politiques dignes de ce nom qui entendent défendre l’intérêt général de la Corse.Cette manière de procéder est néfaste et met à mal non seulement l’agriculture Corse, mais tout un pan de la vie économique et sociale des territoires de montagne de l’île.
Plus globalement, ne pas considérer des espaces pastoraux traditionnels productifs comme étant éligibles aux aides européennes, c’est, par nature, remettre en cause l’histoire des pratiques et systèmes productifs ancestraux, et donc, toute une culture multi-séculaire.A ce stade, s’il convient de contrôler les aides européennes en Corse comme dans tout territoire qui en bénéficie et de s’assurer de leur conjonction avec une réalité d’élevage et de production, il convient également, d’une part, de créer les conditions de discernement du « bon grain de l’ivraie » et d’autre part, de ne pas supprimer purement et simplement les espaces pastoraux spécifiques, propres aux territoires méditerranéens, qui sont la source de productions typées et authentiques viables.Aussi, nous apportons, dans ce contexte, tout notre soutien aux agriculteurs, à l’ODARC, aux syndicats, aux chambres d’agriculture, et à leurs représentants dans les craintes fondées qu’ils manifestent.En tant que députés « Pè a Corsica » et au sein du groupe « Libertés et Territoires », nous prendrons rapidement l’initiative de réunir les députés des territoires méditerranéens soumis aux mêmes remises en cause, afin de fédérer les forces pour atteindre la juste reconnaissance de la spécificité de nos agricultures.Il s’agit de faire en sorte que l’Etat défende sérieusement l’agriculture méditerranéenne avec la Commission européenne dans le cadre des contrôles actuels mais aussi et surtout, au travers des négociations liées à la future PAC. A cet effet, il faut enfin trouver un accord pérenne et légitime sur la codification des espaces pastoraux traditionnels et les activités auxquelles ceux-ci se rattachent. Pour l’heure, la concertation rapide entre l’Etat, la CdC et les Chambres d’agriculture doit prévaloir, pour donner une solide perspective d’espoir pour l’agriculture Corse, les acteurs et les territoires qui en vivent. Il faut impérativement sortir de la logique conflictuelle et construire ce chemin. »

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