X
La question du rapprochement des détenus corses s’est, de nouveau, invitée dans l’hémicycle de la CTC, d’abord par une motion déposée par Gilles Simeoni au nom du Groupe Femu a Corsica sur l’obtention d’un droit de visite des locaux de garde à vue et de détention. Ensuite par une prise de parole, non prévue, de Véronique Sciaretti qui, au nom du groupe Corsica Libera, va dénoncer les « combines » de l’administration pour empêcher ce rapprochement. On espérait le problème réglé par une motion adoptée à l’unanimité à l’assemblée de Corse en avril 2010, l’engagement ferme du gouvernement et une loi du député Sauveur Gandolfi-Scheit votée en janvier dernier à l’Assemblée nationale. Mais c’était compter sans les mauvaises humeurs de l’administration pénitentiaire ! Aussi, le rapprochement des détenus corses continue-t-il de faire débat tant sa concrétisation, après un début prometteur, semble fastidieuse et erratique. Des promesses non tenues Cette mauvaise volonté politique a été dénoncée, le 26 avril, à l’assemblée de Corse, par Véronique Sciaretti. D’une voix pleine de colère, l’élue de Corsica Libera a tenu « à informer » ses collègues des nouveaux avatars en matière de rapprochement promis et non tenu. Citant le cas d’Olivier Peretti, elle explique que, détenu à la prison de Bois d’Arcy, il devait bénéficier du rapprochement familial. Ce faisant, il est extrait, il y a quelques jours, de sa cellule et emmené à Fresnes dans une zone de transfert en attente de son départ pour Borgo. « Sa famille, prévenue, l’attendait en Corse depuis lundi dernier. Finalement, elle reçoit un appel téléphonique de la prison des Beaumettes à Marseille l’informant qu’Olivier Peretti venait d’y être transféré en attente d’un retour sur la Corse, mais que ce retour pouvait s’effectuer dans deux jours comme dans six mois en fonction des places libres« . Combines et mauvais gré Selon Véronique Sciaretti, deux places étaient effectivement disponibles à Borgo, mais elles ont été pourvues, « le matin même« , pour empêcher ce transfert. « Nous avons mené un combat politique pour que la loi puisse être appliquée. Il n’est pas question que des combines administratives nous enlèvent ce que nous avons obtenu » prévient-elle. Au passage, elle en profite pour fustiger « les conditions inacceptables de détention à la centrale de Borgo où les prisonniers n’ont pas la possibilité de cantiner comme ils le veulent et comme la loi leur permet. Ils n’obtiennent pas les produits qu’ils ont payés« . Un vote, à l’usure Dans le même ordre

Produit CORSU E RIBELLU

Votre site hébergé à partir de 3€ par mois...
Votre nom de domaine offert... Pour tout paiement au comptant d'une année d'hébergement... en cliquant sur le logo IPFIXE
EuroWH hébergement internet