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Presque toutes les grandes collectivités sont tombées dans l’escarcelle de la gauche, mais l’île reste ancrée à droite. Paradoxe corse oblige, l’électorat semble s’adapter aux situations et aux scrutins.

Duel droite-gauche. Les électeurs corses vont-ils respecter la tradition insulaire qui consiste à voter massivement pour le candidat de droite à la présidentielle où vont-ils suivre la tendance nationale qui préfère donner l’avance au socialiste ? Si l’on fait un peu de géopolitique, on se rend compte que la situation est plus complexe qu’ailleurs. Il y a visiblement un paradoxe dans le comportement insulaire par rapport à ses choix de représentation. Ce paradoxe semble s’intensifier depuis une dizaine d’années.

L’île est ancrée à droite, mais les collectivités tombent, une par une, dans l’escarcelle de la gauche. Le conseil général de Haute-Corse, les deux plus grandes villes, les sièges de deux sénateurs, ceux de deux des quatre députés, la collectivité territoriale de Corse enfin… De toute évidence, il y a une flexibilité idéologique de l’électorat. Il adapte son vote en fonction des situations, des affinités, de la proximité et des personnalités en lice. Le même individu peut voter à gauche à la municipale et Le Pen à la présidentielle, sans oublier le bulletin nationaliste aux territoriales. Lors de chaque scrutin, il y a donc un glissement de voix. L’électorat s’adapte et le politologue s’y perd.

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