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Les électeurs qui ont choisi de voter Marine Le Pen ont traduit bien plus qu’une simple contestation. Un résultat qui doit inviter les élus locaux à la réflexion sur les préoccupations de leurs concitoyens.

Depuis dimanche soir, les explications de texte et autres analyses se multiplient pour tenter de comprendre le score inédit réalisé par le Front national en Corse.

L’agglomération bastiaise n’a pas échappé à la déferlante Marine Le Pen, créant la surprise dans plusieurs communes. À l’image de Furiani, dirigée par un élu radical, où elle réalise plus de 30 % des suffrages. C’est le lieu que Marine Le Pen avait choisi pour tenir son meeting en mars, avant de l’annuler au dernier moment. Disposait-elle déjà de retours de terrain qui lui étaient favorables ? En 2007, les électeurs n’avaient accordé qu’une troisième place à Jean-Marie Le Pen. Nicolas Sarkozy avait remporté le scrutin mais Ségolène Royal avait tenu bon la distance. Aujourd’hui, le candidat de la gauche est relégué au rang de la médaille de bronze…

Même constat du côté de Lucciana où le FN se classe en tête. À Borgo, le président-candidat est sorti vainqueur des urnes, en perdant toutefois près de 200 électeurs par rapport à 2007. Dans le fief du député Sauveur Gandolfi-Scheit, il s’en est fallu d’un cheveu, ou plutôt d‘une trentaine de voix pour que le FN arrive en tête du scrutin. En région bastiaise, seule Ville-di-Pietrabugno surfe encore sur la vague bleue de 2007 puisque le candidat Nicolas Sarkozy s’offre un score dans la lignée de celui enregistré cinq ans plus tôt.

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