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(Unità Naziunale – 11 février 2018 – 21h40) En ce moment, une polémique médiatique fait rage autour de commentaires parus sur Facebook.

Si chaque citoyen a le droit de s’exprimer en son nom sur des réseaux sociaux et d’en assumer la teneur, cela ne saurait en aucun cas engager Corsica Libera qui, par ailleurs, ne partage pas le contenu de ce texte.

Corsica Libera


Les autres réactions :


Jean-Guy Talamoni

Une polémique s’est développée ces dernières heures concernant un texte publié sur le réseau social Facebook.
Quel qu’en soit l’auteur, je n’en partage évidemment pour ma part ni la forme ni la teneur.
Je rappelle que l’action politique que nous conduisons s’inscrit historiquement dans une démarche de respect des individus et des peuples.


Texte de FEMU A CORSICA

Au lendemain du 20ième anniversaire de l’assassinat du Préfet Erignac, commémoration à laquelle ont participé le Président du Conseil exécutif de Corse, les trois députés nationalistes, et le Maire de Bastia, un texte injurieux a été publié sur un compte facebook attribué à un ancien dirigeant nationaliste. Le contenu de ce texte est inacceptable, il est contraire à ce que nous sommes, aux plans philosophiques, éthique et politique. Il est totalement incompatible d’une part avec nos valeurs, et nos principes, d’autre part avec notre conception de la société et de la vie publique. Enfin, il est aux antipodes de la vision politique et stratégique de Femu A Corsica


Texte de Gilles Simeoni Président de l’exécutif

J’ai pris connaissance d’un texte publié sur un compte facebook attribué à un ancien dirigeant nationaliste, au lendemain du 20ième anniversaire de l’assassinat du Préfet Erignac, une commémoration à laquelle j’ai participé.

Quel qu’en soit l’auteur, le contenu de ce texte, injurieux et profondément choquant, est inacceptable.

Il est contraire à ce que nous sommes aux plans philosophique, éthique et politique.

Il est également contraire d’une part à nos valeurs et principes, d’autre part à notre conception de l’histoire, de la société et de la vie publique.

Enfin, ce texte est totalement incompatible avec notre démarche ainsi qu’avec la vision politique et stratégique que les Corses nous ont donné mandat de mettre en oeuvre, à travers leur vote massif de décembre dernier.

Gilles Simeoni


Communiqué de la LDH Corsica

« La ligue des droits de l’homme condamne fermement les propos d’une violence extrême, insupportables, méprisants, tenus sur un réseau social, injurieux pour Madame ERIGNAC et pour toutes les femmes. »


François Tatti

Depuis deux jours je lis, j’écoute, j’interroge et je relis encore, en me posant toujours la même question : dans quelle société vivons-nous ?
Quelle est cette société dans laquelle un homme, condamné plusieurs fois par la justice, qui inspire la peur, s’impose à nouveau comme un leader politique de premier plan ?
Quelle est cette société dans laquelle certains médias le mettent en avant, naturellement et banalement, comme il le font pour tous les hommes politiques les plus influents ?
Quelle est cette société dans laquelle cet homme insulte publiquement la veuve d’un homme lâchement assassiné, et avec elle toutes les femmes, avec des mots orduriers et ignobles ?
Quelle est cette société dans laquelle on préfère regarder prudemment ailleurs et se taire, en prétendant combattre ceux qui, de l’extérieur, l’empêcheraient de s’émanciper ?


A MANCA

Quelles que soient les circonstances, nous militant(e)s révolutionnaires avons comme principe intangible d’observer une réserve de circonstance quand des personnes perdent la vie et que leurs entourages sont plongés dans la douleur et le deuil. Ce principe vaut dans tous les cas de figure, y compris lorsqu’il peut s’agir d’hommes ou de femmes avec lesquels et lesquelles nous ne partageons aucune idée ni aucune sympathie politique. A contrario des discours présidentiels récents, notre sens de l’éthique et de l’humanité nous interdit toutes les surenchères. Nous avons pu faire d’ailleurs, par le passé, largement preuve de cela. Mme Erignac et sa famille, quelle que soit l’instrumentalisation politique cynique de leur douleur, peuvent se sentir offensés par un texte infamant diffusé ces derniers jours sur facebook sous le pseudonyme « di l’altru pianu ». Cette « production » abjecte insulte toutes les femmes, celles visées dans la période évoquée comme celles d’aujourd’hui, et ce, quelles que soient les latitudes sous lesquelles elles vivent. Ce sexisme outrageant n’honore pas son auteur et en aucun cas ne peut être attribué à l’ensemble d’un peuple. Nous ne reconnaissons à l’auteur aucune légitimité pour se revendiquer de l’opinion majoritaire dans celui-ci. A l’heure où nous donnons publiquement notre opinion sur ce fait grave, circule un nom, celui de Charles Pieri. Sur les réseaux sociaux et dans certains médias, le nom de ce responsable politique nationaliste est avancé. Un magistrat du parquet d’Aiacciu informe qu’une enquête est ouverte. Notre condamnation sans réserve du texte publié vaut dans tous les cas de figure et s’il s’avérait que des preuves matérielles mettent en cause ce responsable nationaliste, alors se poserait également la question des buts poursuivis par celui-ci. Il n’est en effet pas crédible de limiter l’écrit concerné à un mouvement d’humeur. La portée de l’événement dans les circonstances actuelles, n’est pas sans rappeler des temps où d’aucuns appliquaient la règle du : « se soumettre ou se démettre ». Ce temps est révolu et tout retour en arrière serait fatal à l’ensemble des structures du mouvement national. Dans le même temps, la récupération politique de ce fait par des intérêts et des forces politiques hostiles au mouvement national dans toute sa diversité, n’est pas acceptable et ne doit tromper personne. L’instrumentalisation de ce fait peut également servir directement à toutes les provocations et manipulations pour paralyser toute unité d’action du mouvement national sur des revendications démocratiques légitimes. Notre solidarité sans faille s’adresse à toutes les femmes qui à juste titre se sentent salies, insultées et bafouées dans leur intégrité. Les mots ont un poids et rien ne peut banaliser ceux qui ont été écrits. A Manca.

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