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(Unità Naziunale – 10 février 2018 – 10h00Après près de deux jours de visite en Corse, Emmanuel Macron a répondu aux principales revendications des nationalistes dans un discours à Bastia, mercredi 7 février. Toutes, ou presque, ont été rejetées par le président français. Une déception immense, un an après le discours de Furiani de l’ancien candidat à la présidentielle. 

Une concession, une seule, dans le discours du président de la République qui clôturait sa visite de deux jours sur l’île de beauté : « je suis favorable à ce que la Corse soit mentionnée dans la Constitution » a déclaré Emmanuel Macron. Cette concession ouvre la voie à un mois de travail avec les élus de l’Assemblée corse. Pas d’enthousiasme du côté des nationalistes, Jean-Guy Talamoni, président de l’assemblée corse, reste prudent :  « il n’a pas fermé la porte à une révision de l’article 74 qui nous paraît le plus adapté à notre situation.

Mais les discussions sont-elles vraiment ouvertes, ou s’agit-il de différer d’un mois pour refermer cette porte ? Je dois avoir les deux hypothèses en tête. » Et tous les mots comptent : Macron s’est dit « favorable », mais il sait que le vote du texte au printemps lors de la révision constitutionnelle au Parlement français sera très compliquée sur la Corse, car une majorité de parlementaires y serait pour l’instant opposée.

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