Produit CORSU E RIBELLU

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(Unità Naziunale Publié le 11 février à 12h30) Ce matin, lundi 11 février, à 11h, à la permanence du Député Paul-André Colombani, Galerie commerciale des Salines à Aiacciu, le PNC tenait une conférence de presse sur la langue corse, en réponse aux propos tenus par la rectrice de l’Académie de Corse sur le sujet de la Réforme du bac. Voici le texte de la Conférence de presse : Nous ne parlons pas la même langue Le PNC tient à réagir à la communication qu’a faite Mme la rectrice la semaine dernière. Le rectorat n’avait sans doute pas prévu d’informer l’opinion dans d’aussi brefs délais. L’intervention du Conseil exécutif et de la majorité l’y a contraint. Il semblerait qu’une fois de plus le rectorat n’ait pas compris les ambitions que les Corses ont pour leur langue et pour l’avenir de leurs enfants, et donc les inquiétudes qui sont les nôtres. Concernant la réforme du bac, nous ne nous précipiterons pas pour nous réjouir avec la rectrice de l’ouverture d’une nouvelle spécialité qui ménage au dernier moment une place au corse et aux langues régionales. D’abord parce que l’annonce en apparaît bien tardive, ensuite parce que le domaine s’intitule « langues étrangères et régionales ». Ce qui signifie qu’il y aura concurrence entre les langues, donc compétition entre enseignants de différentes disciplines au sein d’un même établissement. Et nous savons que, de ce point de vue, le corse ne pèse que d’un faible poids face à d’autres enseignements, dans un système qui lui ménage une place et une fonction par défaut. De plus, nous préférons attendre une confirmation écrite officielle puisque pour l’instant il n’en est fait mention dans aucun texte officiel. Une spécialité signifie la possibilité de se spécialiser en Langue et Culture Corses, par un enseignement de 6h par semaine, auquel s’ajouterait une éventuelle option… Très bien, mais nous n’avons pas pour aspiration de créer toute une génération de spécialistes ! Notre ambition, c’est de permettre l’accès à la langue de tous ! Il est de bon aloi que l’élève qui souhaite consacrer sa vie professionnelle à la langue corse, et qui veut donc s’attacher à poursuivre cet enseignement dans le supérieur, en ait la possibilité. Mais qu’en est-il de tous ceux qui ont le désir basique d’apprendre leur langue, pour l’utiliser dans leur vie quotidienne, personnelle ? Outre le peu d’attrait de la nouvelle LVC et de l’option, aux

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