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Yvan Colonna a-t-il réellement changé à l’occasion de son troisième procès devant la cour d’assises spéciale de Paris ? Au terme de la première semaine d’audience, on peut légitimement se poser la question.ndéniablement, ce n’est pas le même homme qui se présente depuis le 2 mai devant ses neuf juges, tous magistrats professionnels. Le «berger taiseux» comme il s’est critiqué lui-même, a décidé cette fois de se déboutonner. Jour après jour, Yvan Colonna parle davantage de lui, de sa vie, de ses convictions, de ses peurs…

Il évoque avec plaisir son amour pour Jean-Baptiste, son fils unique, son goût pour la bande dessinée, son ancien travail à Cargèse et ses 250 chèvres à traire matin et soir. Il détaille même la fabrication du bruccio, ce fromage corse qu’il produisait et descendait vendre à Ajaccio deux fois par semaine. Debout dans son box, Yvan Colonna a choisi d’être l’acteur de son propre procès. Il est aussi un accusé qui se défend, coupe la parole à ses contradicteurs, appelle chacun – avocats de la partie civile comme avocats généraux – par leur nom, les montre du doigt, s’énerve parfois face à la même question posée plusieurs fois sous différentes formes. «Vous ne comprenez pas quand je parle?», répond-il sèchement à l’insistant.

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