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(Unità Naziunale – 04 février 2018 – 12h00) Lors de la session du vendredi 2 février 2018, la majorité territoriale a présenté une résolution concernant la venue du Président de la République Emmanuel Macron les 6 et 7 févriers prochains.

Celle-ci reprenait plusieurs thématiques à savoir l’ouverture d’un dialogue sans tabou entre l’Etat et la Corse, l’inscription de la Corse dans la constitution, le rapprochement des prisonniers politiques et leur amnistie, ainsi que le transfert de moyens envers la Collectivité de Corse.

Si le groupe Andà per dumane souhaite l’installation d’un dialogue fécond avec le Gouvernement, il ne pouvait voter ce texte en l’état sans proposer des modifications majeures.

Ainsi, notre groupe a proposé plusieurs amendements qui sont les suivants:

– L’ajout d’un considérant, celui-ci faisant mention du dernier scrutin présidentiel. Si nous ne remettons pas en cause les résultats des élections territoriales du mois de décembre dernier, il convenait également de souligner l’arrivée aux responsabilités d’un Chef de l’État qui a révolutionné la donne politique au niveau national et qui s’est prononcé en faveur d’un pacte girondin pour notre Île lors de son discours à Furiani le 7 avril dernier.

– La modification du 4ème considérant, celui-ci concernant la révision institutionnelle prévue dans les prochains mois. La majorité souhaite absolument s’incrire dans cette révision. Nous avons donc insisté sur la notion de temporalité. En effet, le groupe Andà per dumane est favorable à une révision constitutionnelle mais elle ne saurait s’effectuer dans la précipitation sans l’élaboration d’un diagnostic partagé à venir. Si nous devons collectivement admettre que les conditions ne sont pas réunis pour s’inscrire dans la révision constitutionnelle de cette année, nous travaillerons afin d’obtenir une inscription ultérieure, toujours dans l’objectif de faire reconnaître les spécifités de la Corse afin d’améliorer le quotidien de ses habitants.

– La modification de l’article 2. Alors que la majorité territoriale souhaite exclusivement inscrire la Corse dans l’article 74 de la Constitution, nous pensons qu’il ne faut pas se restreindre à ce seul article mais au contraire ouvrir le champ des possibles afin de trouver la réponse la plus adaptée aux problèmes de notre territoire. En revanche, nous affirmons également qu’une inscription dans l’article 72 (inscrivant la Corse dans le droit commun) ne permettra pas de répondre aux nombreuses problématiques de notre île, qui se rapproche plus des territoires ultramarins que de la région Hauts-de-France. Selon nous, cette inscription ne constitue pas un premier pas qui conduirait la Corse à devenir par la suite la Nouvelle Calédonie mais bien un dernier qui permettra de l’ancrer profondément dans la République (comme le souligne le professeur Wanda Mastor dans son rapport).

ANDÀ PER DUMANE
La République en Marche!
4 février 2018