Produit CORSU E RIBELLU

X

(Unità Naziunale Publié le jeudi 17 janvier 2019) Les écologistes EELV de Toulouse se sont « totalement » opposés ce jeudi à l’éventualité d’un traitement dans la Ville rose des déchets en provenance de Corse à partir de la fin 2019.

L’organisme public qui gère les déchets en Corse, le Syvadec, avait annoncé en septembre avoir retenu deux offres pour le traitement sur le continent de plusieurs milliers de tonnes de déchets de l’Ile de Beauté, où la question est source de crises récurrentes.



Voici le communiqué EELV TOULOUSE :

L’incinérateur du Mirail fait partie des équipements pressentis pour traiter des déchets en provenance de Corse à partir de fin 2019.

Les capacités de traitement sur l’île ayant actuellement atteint leurs limites, se sont ainsi 20 000 tonnes de déchets qui transiteraient chaque année vers Toulouse pour y être brûlées.

EELV Toulouse s’oppose totalement à une telle décision, qui ne pourrait intervenir que par la prise par les services de l’Etat d’un arrêté de dérogation à la réglementation en vigueur, celle-ci limitant le transport des déchets aux seuls départements limitrophes de la Corse.

Et pour cause :

Est-il besoin de rappeler l’impact du transport des déchets sur le trafic routier, dont il contribuerait à la congestion dans une agglomération déjà asphyxiée ?

Est-il besoin de rappeler l’impact du transport et du traitement des déchets sur les émissions de gaz à effet de serre et la qualité de l’air ? 

Par ailleurs le traitement de ces déchets à Toulouse interviendrait en contradiction flagrante avec la réduction du nombre de collectes hebdomadaires dans les communes périphériques de notre agglomération, annoncée par le président de la Métropole à l’occasion de ses vœux 2019… Avec pour objectifs de diminuer de 200 000 le nombre de kilomètres parcourus par les camions chaque année, et 420 tonnes de CO2 rejetées en moins dans l’atmosphère.

Dès lors accepter le transit jusqu’à Toulouse de camions de déchets en provenance de Corse serait une absurdité totale ! 

C’est pourquoi nous attendons du président de Toulouse Métropole qu’il fasse acte de cohérence en signifiant au préfet de la Haute-Garonne son hostilité au traitement des déchets corses à Toulouse.
.
EELV TOULOUSE