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La cour d’assises spéciale de Paris juge à partir de mercredi Dominique Pasqualaggi, membre du mouvement indépendantiste clandestin FLNC du 22 octobre, et huit autres Corses, pour une série d’attentats commis en Corse et à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) entre 2004 et 2006.

Le verdict est attendu le 13 avril.

Dominique Pasqualaggi, ancien professeur d’histoire-géographie aujourd’hui âgé de 38 ans, doit comparaître en fauteuil roulant, lui qui s’était grièvement blessé, en 2007, en sautant du troisième étage des locaux de la police antiterroriste.

En 2010, il avait été condamné à 25 ans de réclusion criminelle pour le meurtre d’un restaurateur de Corte, Joseph Vincensini, dont le corps décapité avait été retrouvé en 2005 dans le coffre d’une voiture.

Pasqualaggi est présenté par l’accusation comme le « meneur » de la cellule FLNC du 22 octobre. Mais son avocat, Me Pascal Garbarini, conteste formellement cette thèse. « Il n’est pas nié par mon client qu’il est nationaliste, et qu’il faisait partie de la cellule, mais il conteste tout rôle de leader », a déclaré Me Garbarini à l’AFP avant le procès.

« La thèse de l’accusation, qui en fait un des chefs voire le chef de la cellule, est erronée et surtout de pure opportunité, parce qu’on n’a jamais arrêté les dirigeants du FLNC du 22 octobre », assure Me Garbarini, soulignant par ailleurs n’être « absolument pas un avocat militant ni politique ».

Le 22 janvier 2006, Pasqualaggi avait été interpellé à l’aéroport de Marseille-Marignane, le jour même de l’attentat à l’explosif contre la Trésorerie principale d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Cet attentat avait coûté la vie à son ami, Alexandre Vincenti, 24 ans, poseur de la bombe qui avait été déchiqueté par l’explosion, alors que Pasqualaggi se trouvait en retrait, selon l’accusation.

Dix attentats sont attribués au FLNC du 22 octobre: contre la résidence de la soeur du député Paul Giacobbi (actuel président du Conseil exécutif de Corse), la résidence secondaire du député-maire de Bastia Emile Zuccarelli, la photothèque du parc naturel de Corse, l’Office du tourisme de Corte, la maison communale du Parc naturel régional à Riventosa et quatre mairies (Albitreccia, Prunelli-di-Fiumorbo, Grossetto-Prugna et Ghisonaccia).

Parmi les accusés figurent un entrepreneur en travaux publics, Albert Serrand, 48 ans, ainsi que le restaurateur Xavier Luciani, 58 ans, qui aurait préparé les explosifs dans les cuisines de son établissement, « L’échiquier », à Corte.

source afp

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