Produit CORSU E RIBELLU

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L’assassinat de Jean-Baptiste Aveni n’est pas un assassinat de plus dans la litanie des morts violentes qui afflige la Corse. Pas plus que celui de Dominique Domarchi, un soir d’élections cantonales. Pas plus que ceux qui ont précédé, cinq déjà depuis début 2011. Pas plus que ceux qui suivront. Car le guet-apens dont a été victime l’agriculteur de Sarrola-Carcopino, 26 ans à peine, montre que pour donner la mort, les tueurs ne s’embarrassent plus du moindre interdit.

Qu’ils agissent désormais au plus près du domicile de leur victime, multipliant les assassinats de pas-de-porte, usant du calibre 12 et de la chevrotine pour ne pas laisser de traces, abandonnant enfin les dépouilles aux familles, forcément les premières sur la scène du crime. On tue ainsi dans un jardin, sur le seuil d’une maison, dans le couloir menant à un appartement, au bas d’un escalier, sur le parking d’un cabinet de médecin, sur la place du village.

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