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#Corse #Présidentielle 2012 –  » Melenchon Jean-Luc à Cuntrastu » par Dr. Edmond Simeoni

Le leader du Front de Gauche à l’élection présidentielle en France était l’invité de l’émission dominicale « Cuntrastu », le Dimanche 26 Février 2012 ; très à l’aise, sûr de lui, très offensif, il a subi, pendant plus de trente minutes, le flux des questions clés de la problématique corse de la part de trois journalistes locaux chevronnés : Jean-Vitus Albertini, Joseph-Guy Poletti et Henri Mariani.

Nous n’analyserons pas ici l’interview sous ses aspects hexagonaux.

On ne saurait lui reprocher la langue de bois. Sur le peuple corse, l’éventuelle – et capitale- révision de la Constitution française, sur la langue corse et la coofficialité, sur la ratification par la France de la Charte des langues minorées notamment, il a dit non clairement, revendiquant son jacobinisme qui a généré la patrie, la liberté !

Monsieur Melenchon, comble de l’audace,  nous a invité à l’ « autonomie… énergétique » ! Il avait précisé la veille sur un autre media public que cela induirait un fort développement, nécessitant beaucoup de bras, insuffisants sur place ; l’envolée s’était terminée par une incitation vigoureuse, passionnée,  à accueilir, à nous mélanger, à faire des enfants !

Nous avons eu droit à « l’unité et l’indissolubilité de la République », au « peuple français , uni et indivisible », à l’attachement affirmé au Code du Travail que nul ne conteste ; la perle est venue  du risque de devoir apprendre, à Paris,  la langue tamoule qui pourrait devenir une nécessité si on ouvrait l’espace public aux langues minorées ; celles-ci conduiraient au communautarisme ( sic) dont d’ailleurs nul ne veut en Corse ;  encore heureux qu’il ait accepté l’actuelle et médiocre capacité d’adaptation législative.

Son attitude a remémoré le spectre de « Francia » et fait apparaitre Chevènement comme un  modéré ; après cinquante ans de lutte, voir une telle dénégation du fait national corse, une opposition aussi ferme à toute évolution, inévitable et souhaitée ici par la grande majorité, est ahurissant pour notre peuple ; les journalistes étaient stupéfaits mais impassibles et pugnaces !

Cette prestation inattendue pose des questions ; Dominique Bucchini, chef de file en Corse du Front de Gauche en Corse n’avait-il pas informé Mr Melenchon de la situation insulaire, de ses évolutions ? c’est fort improbable ; ou plutôt celui-ci n’en a-t-il pas tenu compte ? Qu’en pensent les autres militants communistes ? Paul Giacobbi ? le Parti socialiste dont la venue en Corse de Mr Hollande, à l’occasion, il est vrai,  des élections  des primaires socialistes, fut tiède et  conservatrice, avec le refus notamment de la coofficialité ? Qu’en pense Mr Simon Renucci, député-maire d’Ajaccio ?

Quant à Jean Zuccarelli, PRG, invité du Club de la presse de RCFM, au lendemain du Cuntrastu, il a, sans aucune surprise,  vivement approuvé les choix les plus tranchés de Melenchon, même « s’il ne partageait pas toutes ses idées ». C’est, à notre connaissance, le seul élu qui ait pris publiquement cette position hasardeuse.

Devant cette provocation de Melenchon,, nous sommes partagés entre les interrogations, l’amusement et la révolte ; cependant,  si en France, à gauche, au centre, à droite, il est encore des gouvernants pour faire, demain, les choix du refus, comme ceux de Mélenchon donc pour condamner le peuple corse à la disparition, ils doivent être sans illusion : la riposte sera déterminée, durable et à la mesure de cette ennième agression.

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