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(Unità Naziunale Publié le 21 décembre 2018) Retour sur l’Acte 5 par Pierrot Poggioli (extraits)

En Corse

Ajaccio : A l’appel d’un collectif “Per una sperenza corsa”, comme dans le reste de la France, plusieurs dizaines de protestataires ont manifesté. Partis de la gare, ils ont ensuite emprunté le Cours Napoléon pour se rassembler devant la préfecture, lançant des slogans maintes fois réitérés depuis 30 ans par les syndicats dans les rues sur la précarité et le pouvoir d’achat.

Des banderoles, sur lesquelles était notamment écrit : « Stop à la précarité», ont été déployées.. Une tente a été installée au niveau de la gare.

Parallèlement, des syndicats de retraités (sans le STC), ont manifesté, réclamant la gratuité des transports, et se rendant en cortège jusqu’à la mairie d’Ajaccio pour y rencontrer le maire.

Dans l’île, comme dans tout l’Hexagone, Le mouvement de contestation a débuté il y a un mois réclamant au-delà de la taxe sur les carburants qui a mis le feu aux poudres, notamment plus de pouvoir d’achat. Des blocages de certains ronds-points ou l’organisation de barrages filtrants se poursuivent.

A Bastia, un autre rassemblement de quelques dizaines de personnes a eu lieu, avant un cortège en ville. Lors de l’acte 4 de la mobilisation, la semaine dernière à Bastia, des incidents s’étaient produits avec un groupe de jeunes, alors que les gilets jaunes se rassemblaient devant la Préfecture, huit personnes avaient été interpellées : Cinq jugées en comparution immédiate et condamnées à des peines allant de six mois à deux ans d’emprisonnement.

Des revendications depuis 30 ans

En Corse, 30 ans après les Tables Prada (suite au conflit social de 1989 qui avait paralysé plusieurs semaines durant l’île), qui avaient analysé l’économie de l’ile et abordé les mêmes problèmes que nombre de nouveaux arrivants découvrent ( et depuis combien de commissions créées et réunies par la Préfecture sur les mêmes problématiques ?? et combien de mobilisations aussi , en vain ) pour trouver des solutions et les proposer aux divers gouvernements depuis.

Trente ans après, les ententes, les prix des carburants, la vie chère, les problèmes des salaires, du logement, des retraités, du coût de la vie sont toujours là…. Et les problèmes déjà aggravés par la spécificité insulaire et les différentes politiques imposées à l’île par les divers gouvernements et le refus du dialogue avec les nouveaux élus nationalistes du gouvernement actuel, se sont amplifiés au plan social, économique et sociétal depuis..

Pourtant les mobilisations actuelles en Corse sont maigres.. et les responsables des mobilisations actuelles ne sont pas très suivis..Dans une île où la colonisation de peuplement se poursuit, les porte-parole ne sont pas connus et plutôt peu suivis, voire clivants.. Enjeux et Problématiques économiques/sociales/sociétales

D’où le vrai problème réside dans la volonté et la capacité des mouvements nationalistes, aile marchante de la contestation jusqu’à leur arrivée aux responsabilités, car l’île est une zône périphérique dans son entier et la majorité de la population est en souffrance sociale et sociétale.. Les mouvements nationalistes prendront-ils conscience du problème et du danger de voir d’autres occuper un terrain aussi important, la nature ayant peur du vide…

Avec Noël et les fêtes, la mobilisation restera en l’état, mais dès la rentrée, les nationalistes doivent se préoccuper de la situation, au-delà de la énième conférence sociale prévue en réponse aux questions posées par les mobilisations dans l’Hexagone, que le décès d’Edmond a repoussé au mois de janvier

(…)

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19 décembre 2018

Pierre Poggioli sur facebook