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Séminaire – Questions autochtones contemporaines – « L’autochtonisation comme stratégie »

La troisième séance du séminaire Questions autochtones contemporaines aura lieu, demain, jeudi 23 février, de 9 h à 13 h, en salle 8, 105 bd Raspail.

Elle sera consacrée à la question de l’autochtonisation comme stratégie, autour de deux interventions.

– Claire Levacher, IRIS, présentera une communication intitulée : « Les mots de l’autochtonie en Nouvelle-Calédonie, du nationalisme kanak aux droits des peuples autochtones. » Dans l’acception onusienne du terme, l’autochtonie ne serait apparue que tardivement en Nouvelle-Calédonie. Elle est pourtant présente dans les discours des leaders indépendantistes, dès les années 1970, discours qui font appel au champ lexical de l’autochtonie et de l’antériorité pour légitimer la revendication nationaliste kanak. Cet exposé propose de revenir à l’origine des usages de la notion d’autochtonie en Nouvelle-Calédonie. Dans quel contexte émerge-t-elle ? Pourquoi ne se situe-t-elle pas alors dans le cadre onusien ? Comment et pourquoi s’effectue un glissement de sens au début des années 2000 ? En suivant les modalités de son usage, nous interrogerons le rôle de l’Etat dans les stratégies adoptées par les Kanak pour exister politiquement. Comment les langages de l’autochtonie en Nouvelle-Calédonie se développent-ils en regard des contraintes imposées par l’Etat ?

– Maité Boullosa Joly, Université d’Amiens (UPJV), présentera une communication intitulée : « Etre autochtone en Argentine : pour un éloge de la complexité » L’Argentine est un pays d’Amérique du sud particulier où l’indigène a été invisibilisé. En effet, après l’indépendance en 1816, la construction de l’identité nationale au 19ème siècle s’est faite sans composante indienne. Dans cette intervention, nous décrirons ce contexte historique spécifique et nous montrerons, à partir de l’ethnographie de deux villages du Nord-Ouest argentin, la façon dont les revendications indiennes ont émergé dans ce pays à partir de la fin des années 1990, en analysant l’importance des revendications territoriales dans ce processus. Nous verrons ensuite combien il est complexe pour les villageois de notre région d’étude de s’auto-reconnaître Indien dans un contexte national où l’Indien a longtemps été associé au « barbare » en opposition à la « civilisation » dont l’Europe était la représentante. En étudiant les trajectoires sociales des militants autochtones locaux, nous mettrons en lumière les facteurs qui peuvent favoriser l’inscription dans le militantisme indianiste. Nous décrirons la façon parfois ambiguë avec laquelle les appartenances identitaires peuvent être interprétées par les villageois ainsi que les résistances et les conflits locaux qu’elles peuvent générer.

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