Produit CORSU E RIBELLU

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(Unità Naziunale Publié le 4 décembre à 15h38) Au regard du mépris actuel affiché par le Gouvernement français face à la souffrance sociale et la colère légitime de son propre peuple, Core In Fronte n’est pas dupe et n’attend rien de la venue en Corse du Premier Ministre, Édouard Philippe, le 10 décembre prochain.

En effet, il ne viendra chez nous que pour affirmer, une fois de plus, la détermination de l’occupant.

Core In Fronte ne peut accepter qu’un nervi du statu quo colonial vienne nous rabâcher, face à nos aspirations démocratiques de liberté et d’émancipation, pourquoi et comment nous devrions nous passer de nos droits.

La répression sournoise continuelle contre les militants nationalistes et les anciens prisonniers de « Patriotti », dans des procédures ADN et FIJAIT, ainsi que le sort fait aux prisonniers politiques toujours incarcérés, en particulier les longues peines d’Alain Ferrandi, Pierre Alessandri, Charles Santoni et Yvan Colonna, témoignent d’une non volonté de trouver une solution au problème corse.

Les corses ne pourront inventer leur propre projet de société juste, équitable et solidaire qu’en ayant la maîtrise législative, politique et fiscale sur leur terre.

Dans une Europe en mouvement, à travers notamment les questions nationales de l’Ecosse, de la Catalogne ou du Pays Basque, la Corse ne peut rester sur le bord du chemin de la souveraineté.

NE RIEN ATTENDRE DE LA VISITE D’EDOUARD PHILIPPE LE 10 DECEMBRE. LE PEUPLE CORSE EST TOUJOURS EN LUTTE POUR LA RECONNAISSANCE DE SES DROITS COLLECTIFS, POLITIQUES ET SOCIAUX.

Core In Fronte rappelle qu’il est favorable à un processus d’émancipation nationale, par étapes, qui doit nous conduire à l’horizon 2032 à un référendum d’autodétermination.
Avant cela, dès 2022, à la fin du quinquennat Macron, la Corse devra être dotée d’un statut identique à celui de toutes les îles de Méditerranée, à l’image de la Sardaigne qui est située à seulement 12 kilomètres de nos côtes.

Le peuple corse, au-delà de la seule lutte institutionnelle, devra faire entendre sa voix dans la rue pour obtenir ce qui nous revient de droit.

Face à la crise sociale, Core In Fronte est solidaire des travailleurs, des paysans et de la jeunesse universelle qui se battent au quotidien pour que le monde change, et à ce titre nous nous opposons sans relâche à tous les impérialismes et colonialismes, en Corse comme partout ailleurs. Nous refusons le capitalisme sauvage et son corollaire le système ultra libéral, qui asservit l’homme et qui conduit à la mise en esclavage des peuples pour ses seuls profits.

Core In Fronte se place en conscience aux côtés des damnés de la terre. Nous demeurons solidaires de tous ceux qui souffrent, vivent dans la précarité qui s’inquiètent pour leur avenir et celui de leurs enfants.

La Corse n’échappe pas à la règle, avec l’avènement d’une caste affairiste boulimique qui s’accapare des pans entiers de l’économie.

Core in Fronte rappelle qu’il ne saurait y avoir, à ce titre de libération nationale sans liberation sociale.

Nous appelons les corses dans toute leur diversité à se mobiliser pour rappeler aux gouvernants français que le peuple corse est toujours en lutte pour revendiquer ses droits collectifs, politiques et sociaux.

CORE IN FRONTE
4 décembre 2018