Produit CORSU E RIBELLU

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(Unità Naziunale Publié le 4 décembre 2018) Depuis quelques semaines, le secteur de la Santé a été publiquement pointé du doigt à travers trois faits . Ces faits mettent en évidence la réalité d’une situation qui, tant dans notre région, qu’à l’échelle de notre pays, suppose une politique différente et plus audacieuse.

Ces trois faits, il convient de les rappeler :

  • Activité tolérée d’un personnel médical importé, résolument anti – corse et révélateur d’une dangereuse et continue décorsisation des emplois.
  • Politique privative de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie mettant à mal les droits des salarié(e)s, participant de fait à leur fragilisation et isolement social.
  • Prise en otage financière de la clinique de notre commune, annonciatrice d’une asphyxie budgétaire et d’une dramatique cessation d’exercer.

La Santé à Portivechju, comme en Corse souffre de moyens qui hypothèquent gravement la notion de Service Public auquel elle est naturellement rattachée et le principe même d’accessibilité à toutes et tous. L’analyse actuelle de cette politique administrative qui est censée démontrer une gestion rigoureuse utile au bien commun met plutôt en exergue une gouvernance chaotique.

Concomitamment aux établissements hospitaliers d’Aghjacciu et de Bastia – pour les prendre en exemple – la clinique de Portivechju subit depuis des années une pratique problématique de l’Agence Régionale de la Santé qui ne répond que épisodiquement et partiellement là où est plutôt attendue une solution pérenne.

Comment peut on concevoir que pour notre région, l’établissement hospitalier soit confronté au non paiement des prestations liées à la délégation de Service Public  » Urgence et Maternité  » depuis 2015, plongeant la Clinique dans une impasse, l’acculant dans une logique restrictive de choix l’obligeant à mettre des activités en sommeil ? Cela est inacceptable !

Nul(le) ne peut admettre que soit remis en cause le statut de concession publique !
Au delà des soutiens ponctuels des institutions, formations, syndicats ( et autres ) auxquels U Riacquistu di Portivechju adhère, il est temps aujourd’hui de repenser et de transformer la situation sanitaire de notre région, en adéquation avec le fort sentiment de changement qu’une majorité de corses a exprimé particulièrement lors de ces dernières élections territoriales.

Dans cette philosophie U Riacquistu di Portivechju entend défendre, aux antipodes d’une marchandisation du secteur sanitaire, une offre répondant aux besoins humains selon le principe de l’égal accès de toutes et tous à la santé. Cela suppose en articulation avec tous les acteurs concernés, la Collectivité Unique de Corse en l’occurrence, la définition et l’assurance d’un véritable Service Public, avec un soutien budgétaire conséquent pour la santé et la protection sociale (moyens adéquats en termes de finance et de moyens en personnel , remise aux normes des bâtiments). Dans ce canevas s’impose également un gel, voire l’effacement des endettements en cours.

Il est utile de rappeler que les ministères successifs français n’ont jamais pris en considération les réalités de la Santé en Corse, pas plus qu’ils n’ont pris en compte les pratiques et les équipements qui y évoluent rapidement.

U Riacquistu di Portivechju entend défendre et promouvoir un secteur public de la santé corse. Le changement est à ce prix.

Tocca à noi corsi di pida ci in manu e di custruì da par noi u nosciu paesi.

U Riacquistu di Portivechju
3 décembre 2018