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(Unità Naziunale Publié le 3 décembre à 15h36) La Corse, la France mais aussi l’Europe, souffrent d’une double fracture.

D’un côté, il y a une fracture sociale avec des riches de plus en plus de riches et des pauvres de plus en plus de pauvres.

En effet, en Corse, 20% de la population vit sous le seuil de pauvreté; en France il y a près de 9 millions de pauvres; et en Europe près de 90 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté! Ce niveau de pauvreté est intenable, c’est inacceptable, c’est insupportable.

De l’autre côté, il y a une fracture territoriale. Si le plus souvent, il existe des alternatives à la voiture dans les grands zones urbaines, quand on habite en zone périurbaine, rurale, périphérique et/ou montagneuse, les alternatives sont réduites voire inexistantes! Et malheureusement la Corse et d’autres territoires périphériques (au sens loin des centres/capitales) cochent toutes les (mauvaises) cases! Ce niveau d’abandon territorial n’est pas normal, ce n’est pas justifiable, ce n’est pas acceptable!

Il n’y aura pas d’émancipation nationale sans émancipation sociale.

C’est à dire sans la mise en place d’une politique sociale forte qui permette de ne plus laisser personne sur le bord du chemin et la mise en place d’une politique de réduction des inégalités territoriales.

Au-delà de cette double fracture, nous faisons face à une double crise. D’un côté, il y a une crise sociale qui s’aggrave et de l’autre il y a crise environnementale qui ne peut plus attendre pour être prise à bras-le-corps.

Si on ne peut plus attendre pour agir contre le changement climatique, on ne peut pas le faire à la hussarde en demandant que les efforts pèsent d’abord sur les plus fragiles.

Il n’y aura pas de justice climatique sans justice sociale.

Cela veut dire qu’il nous faut un nouveau modèle de développement pour que chaque être humain -et chaque peuple- puisse vivre dignement dans les limites naturelles de la planète.

Chaque niveau de pouvoir (local, national, « ‘étatique, européen) a des réponses à apporter et un rôle à jouer. Mais nulle solution ne sera trouvée si on laisse des gens, et notamment les plus fragiles, au bord du chemin que cette décision soit prise à Aiacciu, à Paris ou à Bruxelles!

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