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#Corse « Mouvement du 17 Novembre – Au-delà du gilet et de sa couleur » @Petru_Poggioli #GiletsJaunes

(Unità Naziunale Publié le 27novembre 2018) Fracture territoriale : Les zones périphériques, péri-urbaines et rurales, les campagnes sont abandonnées/oubliées depuis des années (infrastructures, services publics…) tandis que seules sont prises en compte par les divers gouvernements les zones à forte concentration urbaine et les grandes agglomérations… et tout passe et se décide aujourd’hui en France par Paris et ses prétendues élites (financières/intellectuelles/médiatiques/élues/institutionnelles) de tous ordres qui ignorent et/ou méprisent le reste de la population qui constitue pourtant la majorité du peuple…

Fracture sociale/économique/fiscale : Seules, et depuis des décennies, sont bénéficiaires des politiques gouvernementales les classes supérieures, les privilégiés, les nantis, les privilégiés et ce alors que les entreprises du CAC 40 engrangent les bénéfices sur fond de chômage et de pauvreté/précarité/exclusion sociale et territoriale, qui augmentent ..Les classes moyennes et basses moyennes, les professions libérales, les petits commerçants, les artisans, les pécheurs, les retraités, les jeunes sont les laissés pour compte de cette politique, quand ils ne sont as pris pour des vaches à lait (impôts et charges de tous ordres réduisent toujours plus leur pouvoir d’achat, rendent difficiles leurs projets d’avenir et leurs fins de mois, et les tirent vers le bas de l’échelle sociale, les rapprochant du minimum vital « représenté par les minimas sociaux » qui leur enlèvent l‘envie et les moyens d’entreprendre et de créer pour en faire des assistés du système…. Le tout accentué par les politiques d’austérité, sur fond de mondialisation économique, imposées en France et en Europe au profit de la finance internationale et des banques..

Le prix des carburants n’est que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, car nombre d’entre-eux ont besoin de se déplacer sur nombre de Kms chaque jour pour gagner leur vie et faire vivre leurs familles. Et la politique de déni consistant à opposer cette revendication à la révolution énergétique, nécessaire, est une tentative minable de diversion… en oubliant que l’écologie ne eur être vécue dans les grandes agglomérations asphyxiées et polluée, de la même façon que dans les plus petits villages désertifiés et si nombreux pourtant des campagnes profondes..

En Corse,

Ces deux fractures, alimentées par la politique de déni de l’Etat et de ses relais locaux depuis des décennies dans l’ile, intéressent (nolens volens) et impactent la totalité du territoire insulaire, zone périphérique naturelle (même si aujourd’hui s’installe une distorsion rural-Zones péri-urbaines et villes du littoral, alors que jusqu’aux années 80 le rural était majoritaire en population et comptait plus dans la représentation de l’île)…

La colère des zones périphériques et peri-urbaines, loin des grandes concentrations urbaines, (la Corse, île, en fait partie dans son intégralité) -Fracture sociale/fiscale/économique – fracture «pays légal» ( celui que nous combattions en Corse jusqu’à il y a peu) et «pays réel» ( celui dont nous nous revendiquions jusqu’à il y a peu)…

La politique de Macron a accentué ces fractures, mais les gouvernements qui l’ont précédé ont fait de même… et aujourd’hui les mobilisations populaires ne sont que la marque du ras-le-bol généralisé, au-delà des partis politiques et syndicats constitués, de toutes celles et ceux, la grande majorité du peuple, qui souffrent de sa politique au profit des plus riches et des privilégiés. Les Corses en sont majoritairement victimes eux aussi , «au-delà d’un gilet et de sa couleur».

En mai 68, la Corse, peu présente dans les évènements, a subi elle aussi les conséquences positives p négative des manifestations parisiennes qui ont changé la France.. Les mobilisations et les colères qui se font jour depuis le 17 Novembre en France, si elles se poursuivent, et aujourd’hui le gouvernement Macron est pour le moins inquiet, auront d’énormes répercussions dans l’île aussi. Par rapport à Mai 68, l’île sociologiquement et politiquement a changé »..

En mai 68 les vieux clans étaient au pouvoir, la Corse était un désert économique et l‘exil des Corses était organisé. Les Corses étaient majoritaires dans l’ile ; et la revendication nationaliste balbutiante…. Aujourd’hui Les nationalistes sont aux responsabilités, mais du fait du nombre d’arrivées extérieures depuis les années 2000, la « colonisation de peuplement » est de plus en plus importante, voire en passe d’être majoritaire dans l’île.

Alors l’enjeu aujourd’hui est simple, soit les Corses et surtout les nationalistes comprennent l’importance des évènements et le poids qu’ils peuvent avoir aussi sur l’avenir dans l’île, soit « la nature ayant peur du vide », ils laissent la place à d’autres dans la contestation actuelle qui se développe.. Mais ils courent alors un grand risque pour demain pour leurs revendications et leur « majorité politique ».

Face à cette colère collective, populaire, les mouvements politiques, les syndicats, où êtes- vous ? Occupés ailleurs ?

Réagissez car vous êtes, ne l’oubliez pas, le résultat/consécration de tant de luttes/mobilisations passées, quand nous dénoncions la fracture sociale et territoriale dans l’île, la fracture « pays légal » que nous combattions et celle du « pays réel » dont nous nous revendiquions..

Alors réunissez-vous et donnez des directives au peuple corse dans ses moments de mobilisations.. Organisez et coordonnez avec vos mots d’ordre..

Sinon d’autres, souvent contestables et pas forcément dans le fil de notre revendication corse, prendront tôt ou tard votre place dans la contestation.

Sur l’état de économie dans l’ile, je vous invite à visionner le débat sur cette question organisé par le cercle “i Chjassi di u Cumunu” à Aiacciu en Octobre 2018, un mois avant les mobilisations du 17 novembre (sur le lien ici)

https://ichjassidiucumunu.com/2018/11/26/video-sur-la-reunion-debat-sur-letat-de-leconomie-de-lile/

 

Rassemblement jeudi 29 novembre à 10 H devant la Collectivité de Corse – Aiacciu

@PoggioliPierre 

Mardi 27 novembre 2018


@Petru_Poggioli « Le mouvement des “gilets jaunes” ne prend pas ( pour l’heure) en #Corse ! Pourquoi ? » #GiletsJaunes

#Corse La Gauche Autonomiste #GiletsJaunes « Pour nous, ils sont d’abord tout ce que l’on voudra sauf des nantis, des spéculateurs ou des rentiers » #GiletsJaune

#Corse @F_Alfonsi « Gilets jaunes – La contestation gagne du terrain »

http://www.corsicainfurmazione.org/1370800/corsica_libera-se-preoccupe-de-laction-dite-de-gilets-jaunes-en-corse/2018/

 

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