Produit CORSU E RIBELLU

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(Unità Naziunale Publié 23 octobre 2009) A quelques jours de la mobilisation du 23 octobre, l’Associu Sulidarità tenait une conférence de presse dont voici le texte :

1er octobre 2009 les élus territoriaux de Corsica Libera présentaient une nouvelle fois une motion à l’Assemblée de Corse pour demander une aide pour les familles des prisonniers corses en exil. Cette motion demandait l’octroi des 12 billets d’avion par mois et par famille, pour que celles-ci puissent visiter leur prisonnier, comme la loi les y autorise, 3 fois par semaine.

La majorité au pouvoir à la CTC, son président, ainsi que certains groupes politiques de l’Assemblée ont voté contre l’octroi de cette aide aux familles des prisonniers politiques en exil.

Ils font une nouvelle fois la démonstration que dans leurs préoccupations il n’y a pas de place pour combattre les injustices qui touchent notre peuple.

Nous réaffirmons avec force et conviction que les familles des prisonniers en exil ont droit à un traitement équitable et qu’il existe une réelle faisabilité d’un rapprochement global des prisonniers politiques, comme nous l’avons maintes fois démontré.

Aujourd’hui, dans la continuité de nos revendications et des actions que nous menons depuis plus de 10 ans, nous en appelons à la solidarité nationale de peuple corse.

Face à l’urgence d’en finir avec l’intolérable situation faite aux familles des prisonniers corses en exil, devant l’obstination de l’Etat français de continuer à bafouer ses propres lois, nous demandons aux Corses d’exprimer leur solidarité envers les souffrances d’autres Corses, afin d’alléger les grandes difficultés et la double peine que subissent actuellement les familles des prisonniers en exil.

Notre but est de mettre en place ce qui nous a été refusé par l’Assemblée de Corse : offrir pour Noël 2 billets d’avion par famille et si possible de pérenniser cela à 2 billets par mois et par famille. Sur une année, cela représente la somme de 300.000 €.

Nous lançons un appel à notre peuple pour qu’il crée les conditions d’une vaste mobilisation populaire afin de faire aboutir cette légitime revendication.

Pour tout les Corses solidaires de cette démarche, nous mettons en place un certains nombres d’actions pouvant permettre à tous d’effectuer des dons.

Nous informons les Corses que le vendredi 23 octobre à partir de 17 H, un ensemble de barrages routiers filtrants, avec distributions de tracts d’information, se mettra en place sur la totalité du territoire national, avec la présence de militants de l’Associu Sulidarità et des familles de prisonniers politiques en exil, qui feront appel à l’esprit de solidarité des corses.

Les Corses auront ce jour, a contrario de certains élus territoriaux, la possibilité de manifester leur noblesse de cœur et leur profond respect de nos valeurs, en contribuant à soulager la souffrance des familles, par l’apport de dons, qu’ils pourront déposer dans notre drapeau national, déployé à cet effet sur les différents points de tractage. Un autocollant spécialement édité pour cette occasion sera donné en échange.

Nous demandons à tous les Corse d’acheter sous forme de don cet autocollant et de l’apposer sur leur véhicule en signe de solidarité contre l’injustice et la double peine infligée aux familles, en soutient de la revendication d’un rapprochement global des prisonniers politiques en Corse.

Tous ceux qui désirent témoigner de leur solidarité peuvent se rendre, le vendredi 23 octobre à partir de 17 h, sur l’un des points de rassemblement suivant :

  • Golu – Castagniccia – Niolu : Rond point de U Ponte à a Leccia
  • Balagna : Rond point de L’Isula
  • Fium’Orbu : Rond point de Migliacciaru
  • Prupià – Valincu : Rond point de Baracci
  • Aiacciu – Gravona – Prunelli : Rond point de Baleone
  • Porti Vechju – Alta Rocca : Rond point des 4 chemins
  • Corti : Rond point stade Manfredi
  • Taravu : Carrefour de Grossetu
  • Dui Sevi Dui Sorru : Carrefour de Vicu/Saone
  • Bastia – Nebbiu – Capi Corsu : Rond point de Casamozza

D’autres points de rassemblement seront éventuellement mis en place. Vous pouvez les consulter sur le site www.associu-sulidarita.org.

Aussi longtemps que dureront l’intransigeance et le non respect des lois l’Associu Sulidarità sera présente sur le terrain pour tenter d’atténuer les souffrances des familles des prisonniers politiques corses.

Dès le lendemain, un rassemblement est prévu le samedi 24 octobre à 15 h devant le symbole de l’ostracisme anti-corse en matière d’affectation pénitentiaire : le centre pénitentiaire de Casabianda.

Nous demandons également à tous les Corses de participer aux soirées de soutien « Natale per i Patriotti » qui se dérouleront comme tous les ans à Aiacciu (u 12 di dicembre) et Bastia (u 18 di dicembre) en présence de nombreux groupes culturels comme L’Arcusgi, Diana di l’Alba, i Chjama Aghjalesi, Jean-Charles Papi…

Oghje, lampemu una chjama à u populu corsu, una chjama per sparte unu di i nostri antichi valori, a sulidarità. Di pettu à a storia, avemu un duvere sacru di sulidarità incù quelli chì anu sacrificatu a so libertà per a tarra nustrale. Tutti inseme, femu sente l’antica voce è i valori sacri di u populu corsu, è tutti inseme, impunimu u ritornu di i nostri prigiuneri.

Libertà per i Patriotti

ASSOCIU SULIDARITA
19 octobre 2009


Avec ou sans motion, les associations de défense des prisonniers politiques sont bien décidées à continuer le combat pour le rapprochement des détenus corses et l’amélioration de leurs conditions de vie ainsi que de celles de leur famille. Rappelons qu’il y a quelques jours l’assemblée de Corse a rejeté la motion demandant la prise en charge par la collectivité du coût du transport des familles de prisonniers pour visiter leur parent incarcéré sur le Continent. Par conséquent, l’associu Sulidarità a décidé d’en appeler à la solidarité du peuple corse. De nombreuses actions vont ainsi être menées sur toute l ’île. Vendredi des tracts et des autocollants seront distribués afin de récolter des fonds. Le lendemain, samedi, un rassemblement sera organisé à 15 heures devant le centre pénitentiaire de Casabianda. L’objectif est de pouvoir offrir pour Noël deux billets d’avion par familles de prisonniers.

Ecoutez les explications de Stella Lacrimini, pour l’associu Sulidarità

 


Ce 23 octobre 2009 à partir de 17h, dans toute la Corse, plusieurs centaines de militants de Corsica Libera et de l’Associu Sulidarità se sont réunis à des points stratégiques pour distribuer des tracts dénonçant le mépris de certains élus de la C.T.C. qui ont rejeté le 1er Octobre 2009 la motion présentée par Corsica Libera demandant entre autre, une compensation financière aux familles de prisonniers politiques détenus sur le continent alors même que la loi française stipule que chaque détenu doit être rapproché au possible de sa famille.

Aiacciu, Bastia, Corti, Portivechju, L’isula, Prupià, Migliacciaru, Ponte à a leccia, Grussettu, Vicu, etc… toute la Corse était ainsi sensibilisée à la douleur des familles à qui on inflige une double peine, mais également au comportement dépourvu de tout courage politique des élus UMP et PRG entre autre.

Sur les tracts, un appel est lancé à une mobilisation populaire devant le pénitencier de Casabianda Samedi 24 Octobre à 15h afin de faire aboutir cette légitime revendication.

IN CORTI

IN AIACCIU


Voici le texte du tract :

BASTANU L’INGHJUSTIZIE PER E FAMIGLIE CORSI

Non aux persécutions des familles politiques corses

En votant NON à une aide pour alléger les grandes difficultés et la double peine que subissent les familles des prisonniers politiques. En refusant de mettre l’Etat français face à ses obligations de respecter la loi.

La majorité au pouvoir à la CTC, son président, certains groupes politiques de l’Assemblée ont refusé d’exprimer leur solidarité envers la souffrance d’autres corses.

Pour se justifier, tous ont reconnu « les carences de l’Etat dans ce domaine ». Qu’ont-ils fait contre cela ? RIEN ! Ou pire : ils méprisent le peuple corse en refusant de combattre les injustices dont il est victime ! Les familles des prisonniers en exil ont droit à un traitement équitable. Le rapprochement global des prisonniers est réalisable.

Devant l’urgence d’une telle situation, devant les graves persécutions subies par les familles, nous lançons un appel à notre peuple pour qu’il crée les conditions d’une vaste mobilisation populaire afin de faire aboutir cette légitime revendication.

TUTTI IN CASABIANDA

SABATU U 24 D’UTROVI A 15 ORE


LETTERA D’UNA MAMMA CORSA A U SO POPULU

Lettre ouverte d’une mère corse à son peuple

« Je m’adresse à vous aujourd’hui afin de vous parler de l’incarcération de mon fils. En détention depuis Avril 1996 sur le continent en passant par les prisons de Fresnes, la Santé, des Beaumettes, de Moulins-Iseur, de Luynes, puis de Lannemezan aujourd’hui.

Depuis 13 longues années, j’arpente tous les coins de France pour lui rendre visite. Mon trajet actuel représente une journée entière de voyage pour y parvenir. 7 heures, départ Ajaccio-Marseille (avion) puis Marseille-Lannemezan en train pendant 6 heures, la veille, pour le parloir du lendemain.

Financièrement parlant, c’est très dur (j’ai du laisser l’appartement dont j’étais locataire et je vis chez ma fille et mon gendre depuis plusieurs années). Mais le plus terrible, c’est la fatigue, l’insécurité (je me suis faite agressée et dévalisée dans le train à deux reprises) et surtout le déchirement de laisser mon enfant et de ne pouvoir y retourner que le mois d’après si tout va bien.

A chaque demande émise par mon fils pour son transfert à Borgu, la réponse a été négative au motif suivant : pas le profil ! Je ne comprends pas ce refus obstiné mais malheureusement je ne peux que m’y soumettre…

Je suis affaiblie physiquement à la suite d’un AVC et mon seul espoir c’est qu’aujourd’hui vous m’entendiez, que vous fassiez le nécessaire pour que mon fils intègre le C.D. de Borgu, ainsi que tous les autres prisonniers, que vous preniez en compte toutes ces souffrances, morales et physiques, que ce lointain éloignement implique.

Oghje, in nome di tutti i famigli tocchi da st’inghjusta pena, vi dumandu d’aiutacci è d’esse à fiancu à e noscie lotte par fà vultà i nosci prighjuneri in Corsica. »

Maria Dumenica Santoni

Mamma di prighjuneru puliticu corsu