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(Unità Naziunale Publié le 6 novembre 2018 à 18h03) Après les tentatives de décrédibilisation en séance publique de l’Assemblea di a Ghjuventù, d’un rapport préliminaire proposé par la commission Sviluppu Ecunòmicu, Trasporti è Affari Auropei, qui consistait à proposer à l’Assemblée de Corse d’étudier la faisabilité d’un projet de réduction des transports destinés aux jeunes corses, force est de constater qu’un membre de notre Assemblée a réitéré sur les réseaux sociaux. 

Ce qui semblait être acquis et voté par lui même d’ailleurs, fait de nouveau l’objet de critiques d’une obscure clarté, laissant envisager des difficultés inquiétantes et persistantes de compréhension…ou bien le résultat d’un orgueil blessé par la lecture des commentaires du journal de Corse-Matin.

La laborieuse remise en cause d’un projet pourtant voté à l’unamité nous interroge, tant sur le fond que sur la forme.

Sur le fond, elle traduit selon nous une réelle méconnaissance du terrain et de la jeunesse.
En effet les résultats des enquêtes menées conjointement par la CdC et le CRIJ montrent que :

– 44% des jeunes ont des souhaits de mobilité vers le continent ou vers l’étranger ;
– 40% des jeunes ont répondu que les billets d’avion étaient trop chers ;
– 42% de ces jeunes demandent des aides financières pour la mobilité.

Présents aux caffè citatini organisés en début d’été, nous avons pu constater par nous-mêmes que les coûts des transports notamment externes, constituaient une réelle problématique pour la jeunesse insulaire.

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Par ailleurs, ce dispositif n’a pas l’ambition de régler les problèmes du chômage en Corse, ni même ceux des frais de santé non remboursés, comme semble le déplorer l’auteur de cette publication. En effet celà est loin des compétences de la commission de laquelle émane ce rapport.

Bien modestement, et notamment lorsque de manière générale, ce rapport parle de mobilité et de l’accès au travail, il fallait comprendre, par exemple, l’accès à un entretien d’embauche ou à une formation.

Ce dispositif a pour mission de faciliter, entre autre l’accès à la mobilité internationale et se veut complètementaire de tous les dispositifs de réduction de tarif déjà mis en place.

Désigner ce dispositif comme un outil dédié aux jeunes « ayant une simple envie de faire du tourisme », nous semble quelque peu réducteur et péjoratif. Et quand bien même il ne s’agirait que de partir en vacances, le tourisme est avant tout un moyen d’aller à la rencontre d’autres cultures et modes de vie.

Enfin, puisque certains se laissent aller à dévoiler leurs rêves, nous allons nous autoriser à faire de même. Nous rêvons aussi d’un monde meilleur, d’un monde ou la famine et la guerre n’existent pas, et où chacun serait riche et en bonne santé, mais nous pensons malheureusement que la commission des transports n’a pas la compétence pour résoudre les inégalités dans le monde.

Sur la forme, une question : pourquoi avoir voté un rapport pour se rependre sur les réseaux sociaux de commentaires manifestement destinés à en disqualifier la pertinence et la mise en application ?

Nous rappelons que le rapport demande la mise en place d’une commission ad’hoc afin d’évaluer les conditions de faisabilité de ce projet. Cette commission est la seule à pouvoir se prononcer sur le caractère « fantasque » (ou pas) du projet comme sur la bonne utilisation des fonds publiques.

Ghjuventù Naziunalista